Le Bayern gagne le Mondial des clubs, 6e trophée en un an

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Benjamin Pavard a offert jeudi au Bayern Munich un Grand chelem extraordinaire de six titres consécutifs en moins d'un an, en marquant l'unique but de la finale du Mondial des clubs au Qatar contre les Tigres de Monterrey (1-0).

Les Allemands rejoignent dans l'Histoire le FC Barcelone de 2009, la seule équipe avant eux à avoir gagné la même année coupe, championnat et supercoupe nationale, Ligue des champions, supercoupe d'Europe et Mondial des clubs.

"Nous avons écrit l'Histoire, on se souviendra longtemps de notre équipe", a lancé Robert Lewandowski au coup de sifflet final: "Décrocher six titres consécutivement est quelque chose de très spécial. Je pense que c'est l'un des plus grands exploits possible en football".

Impuissants pendant une heure face à des Mexicains accrocheurs en défense et rapides en contre, les champions d'Europe ont été délivrés par un but de leur champion du monde français Pavard (1-0, 59e).

Le défenseur de 24 ans a repris seul face au but vide un ballon adressé de la tête par Lewandowski, vainqueur d'un duel aérien contre le gardien des Tigres.

Sans complexes, les Tigres ont vainement essayé de sortir les griffes en contre, sous l'impulsion de leur buteur André-Pierre Gignac, qui a très souvent décroché en milieu de terrain pour récupérer les ballons et construire le jeu.

"Nous avons joué la tête haute", s'est félicité le défenseur Carlos Salcedo, "nous sommes épuisés après ce match, c'était un adversaire très coriace. J'espère que nous aurons une autre occasion de jouer contre eux".

- Müller touché par le Covid -

Parmi les records de ce Bayern Munich hors norme, l'entraîneur Hansi Flick en a établi un qui risque de durer très longtemps: nommé coach en novembre 2019 après le limogeage de Niko Kovac, il vient de remporter six titres en 68 matches seulement sur le banc, soit plus de titres que de défaites (cinq) depuis sa prise de fonction.

Pour le Bayern, c'est la deuxième victoire après 2013 dans cette compétition sous sa forme moderne. Et la huitième consécutive d'une équipe européenne.

Les deux derniers jours avant la finale avaient pourtant été porteurs de mauvaises nouvelles, avec les forfaits de deux joueurs majeurs: mercredi, le défenseur central Jérôme Boateng avait été autorisé à rentrer en Allemagne, à la suite du décès de son ex-petite amie, une top model de 25 ans retrouvée morte dans son appartement à Berlin.

Et quelques heures plus tard, l'attaquant Thomas Müller, une pièce majeure de l'équipe, a appris que son dernier test de coronavirus était positif. Immédiatement placé à l'isolement, il n'a évidemment pas joué contre les Tigres.

Flick a dû remodeler son équipe, en remplaçant Boateng par Lucas Hernandez en charnière centrale, et en alignant ensemble trois ailiers de métier: Leroy Sané et Kingsley Coman à leurs positions naturelles, et Serge Gnabry à contre-emploi, dans un rôle axial de numéro 10 meneur de jeu dont il s'est correctement acquitté.

cpb/bpa