Bayer affaibli, après une décision de la Cour suprême américaine sur le Roundup

La Cour suprême des États-Unis a refusé, ce mardi 21 juin, un appel de Monsanto, propriété de Bayer, rendant définitive sa condamnation à verser 25 millions de dollars à un retraité qui impute son cancer au Roundup. Cette décision risque d'avoir des conséquences très sérieuses, pour le groupe allemand.

C'est une décision qui pourrait conduire à des indemnités de plusieurs milliards de dollars, à l'arrivée. La Cour suprême des États-Unis a refusé, ce mardi, d'accéder à une demande du groupe allemand Bayer, propriétaire de Monsanto, dans une affaire liée à son célèbre désherbant « Roundup ».

En ne se saisissant pas du dossier, et sans avoir à justifier sa décision, la plus haute juridiction du pays a rendu définitive une précédente décision judiciaire, condamnant le groupe à verser 25 millions de dollars à un retraité, Edwin Hardeman, qui impute son cancer à ce produit à base de glyphosate.

En 2015, M. Hardeman avait été diagnostiqué d'un lymphome non hodgkinien. Il avait été l'un des premiers à attaquer Monsanto en justice, imputant sa maladie au Roundup, qu'il a utilisé de son propre chef pendant 25 ans. Il estime que le vendeur trompe ses clients quant à la nocivité de son produit.

Il avait déposé un recours au civil en 2016, et Bayer avait été condamné en 2019, décision confirmée en appel en 2021, avant que l'entreprise ne se tourne vers la Cour suprême, en rappelant que l'agence fédérale de la protection de l'environnement, l'EPA, n'estime pas nécessaire d'avertissement spécial.

Vers un jeu de dominos judiciaire pour Bayer ?

Avec agences


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