Se battre contre la désinformation ou pour l'information ?

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Comme le veut le dicton, l'ignorance est le meilleur des mépris quand il s'agit des personnes. Est-ce que cela vaut aussi pour les fake news ? C'est plus ou moins ce que laisse penser une récente étude de modélisation publiée par des chercheurs britanniques et français. Mais il ne faut pas se contenter de les ignorer. À la place, il faudrait mettre nos efforts dans des interventions qui permettent d'accroître l'acceptation des informations fiables. Rappelons que la frontière entre information et désinformation ne peut se targuer d'être complètement décontextualisée et que l'opposition dichotomique entre les informations fiables et les fake news relève d'un archétype fantasmé destiné à faciliter la compréhension plutôt que d'une séparation entre deux catégories épistémiques bien distinctes.

Le modèle des chercheurs

Un millier d'individus imaginaires a été exposé pendant dix mille « tours » (les chercheurs ont fait tourner leur modèle dix fois avec mille « tours » d'exposition à chaque fois) à des informations suivant une distribution log-normale. Si l'on traduit en langage courant, cela veut dire que ces individus avaient très peu de chance d'être exposés à du contenu informationnel à chaque « tour ». Ils avaient également très peu de chance d'être exposés à de la désinformation.

Cela a été désigné comme suit pour reproduire au mieux les conditions d'expositions réelles. En effet, les auteurs citent de nombreuses données empiriques qui soutiennent que nous sommes globalement peu exposés à l'information en général, que la prévalence des fausses nouvelles en ligne est assez faible — aux alentours de 5 % — et que le taux de consommation de ces fausses nouvelles par la population demeure faible également. En France, il est par exemple de 4 à 5 % — ce qui est assez élevé en comparaison avec certains pays voisins comme l'Allemagne ou l'Angleterre.

Les Français consomment apparement plus de fausses nouvelles que leurs homologues allemands et britanniques. © Patricia,...
Les Français consomment apparement plus de fausses nouvelles que leurs homologues allemands et britanniques. © Patricia,...

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