La bataille de Verdun retirée des programmes au lycée, tollé politique

Geoffroy Clavel
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La bataille de Verdun retirée des programmes au lycée? Tollé politique

Dans l'ossuaire de Douaumont, près de Verdun, haut lieu de la mémoire de la Première guerre mondiale.

POLITIQUE - Verdun, mémoire à vif. Quatre mois après la fin des commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale, une nouvelle polémique entourant le souvenir de la Grande guerre secoue la classe politique. En cause: la "disparition" de la bataille de Verdun des programmes scolaires officiels au lycée pour la rentrée 2019 au profit de la bataille de la Somme, jugée "plus internationale".

"La deuxième bataille de Verdun est enclenchée": dans un éditorial au vitriol daté de ce samedi 23 mars, le quotidien régional L'Est républicain sonne la charge, évoquant un "véritable choc pour tous les Meusiens". Un cri du coeur évidemment relayé par le maire de Verdun, Samuel Hazard, qui s'en est ému en plein conseil départemental en dénonçant "une deuxième mort pour ces soldats sur ce territoire sacré et martyr".

Bataille identitaire

Depuis, l'information se partage en cascade. Le président LR de la région Grand Est Jean Rottner conspue une "faute contre l'esprit", suivi par la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse pour qui ce choix "offense la mémoire des Poilus et des taxis de la Marne".

Déjà, ce choix du Conseil supérieur des programmes, imputé parfois sans nuance au gouvernement, se mue en bataille identitaire, certains, à l'image de l'ancien ministre de la Défense (LR) Gérard Longuet déplorant que l'Éducation nationale "préfère les défaites aux victoires et méconnaît le rôle décisif de Verdun". L'extrême droite n'est pas en reste. Dans un tweet signé de ses initiales, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s'étrangle que "le gouvernement dépossède les Français de leur histoire glorieuse et foule aux pieds le sacrifice ultime de nos soldats".

Les promoteurs d'un roman national centré sur le passé militaire de la France ne sont pas les seuls à s'indigner. Le maire de Nancy, le radical pro-européen Laurent Hénart, dénonce ainsi une "aberration pédagogique", en pointant que "Verdun est un creuset de l'identité européenne et...

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