Bataille Suez-Veolia : un pognon de dingue à se partager

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De quoi ravir le principal banquier conseil de Veolia, Jean-Marie Messier, qui a sans doute encaissé la moitié de la galette. L’autre moitié a été partagée entre Alain Minc, David Azéma, Philippe Vilain et quelques autres.

Ce devait être une Blitzkrieg, c’est devenu une guerre de tranchées. Pour acquérir son principal concurrent Suez, Veolia avait prévu à l’été de lancer une Guerre éclair. Sûr du soutien de l’Élysée, de ses syndicats, de ses actionnaires (notamment public, comme la Caisse des Dépôts), d’Engie, propriétaire d’un bloc de 30 % d’actions, Antoine Frérot, son PDG, avait ses éléments de langage : constituer " un champion français des services à l’environnement ".Rien ne s’est passé comme prévu. La résistance acharnée de Suez devrait faire des heureux : banquiers, avocats d’affaires, cabinets de lobbying. Déjà, la cession pour 3 milliards d’euros du bloc détenu par Engie a fait pleuvoir près de 45 millions d’honoraires. De quoi ravir le principal banquier conseil de Veolia, Jean-Marie Messier, qui a sans doute encaissé la moitié de la galette. L’autre moitié a été partagée entre Alain Minc, David Azéma, Philippe Vilain et quelques autres. Reste à acquérir les 70 % restants, via une OPA.Faire pleuvoir les millionsL’opération, si elle va à son terme, devrait durer dix-huit mois. Ensuite, il faudra tailler dans Suez pour se conformer aux règles de concurrence. La mangeoire devrait être aussi remplie si Ardian et GIP, les deux fonds " chevaliers blancs " qui...

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