Bastien Vivès visé par une enquête pour diffusion d’images pédopornographiques

(FILES) In this file photo taken on August 30, 2021, French comics' author Bastien Vives poses during a photo session in Paris. - The comic world was shook by a controversy on the place accorded to Vives in an exhibition planned by the 2023 Angouleme Comic Festival, as the illustrator is accused of promoting incest and pedo-criminality through some of his works. (Photo by JOEL SAGET / AFP)
JOEL SAGET / AFP (FILES) In this file photo taken on August 30, 2021, French comics' author Bastien Vives poses during a photo session in Paris. - The comic world was shook by a controversy on the place accorded to Vives in an exhibition planned by the 2023 Angouleme Comic Festival, as the illustrator is accused of promoting incest and pedo-criminality through some of his works. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

BANDE DESSINÉE - Le Parquet de Paris a confirmé ce vendredi 6 janvier, à l’AFP, l’ouverture d’une enquête visant le dessinateur de BD Bastien Vivès et de deux maisons d’édition ayant publié certains de ses ouvrages, pour diffusion d’images pédopornographiques.

Cette enquête préliminaire, confiée à la Brigade de protection des mineurs, vise l’auteur de 38 ans, figure du 9e art, ainsi que les maisons d’édition Glénat et Les Requins Marteaux qui ont publié trois de ses ouvrages en 2011 et 2018. L’enquête a été ouverte après le dépôt d’une plainte fin décembre de l’association Fondation pour l’enfance auprès du parquet de Nanterre.

À la fin de l’année 2022, le festival de BD d’Angoulême s’était retrouvé au cœur d’une polémique en donnant carte blanche à l’auteur pour l’organisation d’une rétrospective sur son travail. Au cœur de ce tollé, plusieurs titres de Bastien Vivès qui mettent en scène des mineurs face au sexe, avec des schémas parfois incestueux et des déclarations polémiques sur ce sujet.

Le festival d’Angoulême avait finalement annoncé l’annulation de l’exposition pour « menaces ». Depuis l’auteur s’est excusé, mais il a été visé par une plainte d’une autre l’association, Innocence en danger, pour des infractions de pédopornographie.

Elle vise précisément « La décharge mentale » (éd. Les Requins Marteaux, 2018), « Les Melons de la Colère » (éd. Les Requins marteaux, 2011), ainsi que « Petit Paul » ( éd. éditions Glénat, 2018), trois albums dans lesquels « des mineurs sont représentés tant dans le cadre d’activités sexuelles avec des majeurs qu’exhibant leurs parties intimes ».

« Ces ouvrages présentent une image dégradante des mineurs qui sont soumis à des traitements inhumains et crus », estime l’association dans sa plainte.

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