Bastien Vivès et deux maisons d'édition visés par une enquête pour diffusion d'images pédopornographiques

© Joël Saget/AFP

Le parquet de Nanterre a annoncé, vendredi, l'ouverture d'une enquête pour diffusion d'images pédopornographiques à l'encontre de l'auteur controversé Bastien Vivès et de deux maisons d'édition spécialisées dans la bande dessinée, Glénat et Les Requins Marteaux, qui ont publié les œuvres du premier. Confiée à la Brigade de protection des mineurs, cette enquête préliminaire fait suite à une plainte de l'association Fondation pour l'enfance déposée fin décembre, quelques jours après celle de l'organisation Innocence en danger (IED). Trois ouvrages, représentant des personnages mineurs dans des situations sexuellement explicites, sont mis en cause. Paru aux éditions Glénat dans la collection Porn'Pop, Petit Paul (2018) met en scène un garçon de dix ans, doté d'un « formidable attribut », comme l'annonce la quatrième de couverture. Au cours de l'ouvrage, plusieurs femmes de son entourage abusent de lui.

Une enquête qui fait suite à la polémique autour du prochain festival d'Angoulême

Toutes deux éditées par Les Requins Marteaux dans leur collection BD Cul, les bandes dessinées La Décharge mentale (2018) et Les Melons de la colère (2011) sont aussi blâmées. Dans la première, Bastien Vivès raconte les relations incestueuses entre trois enfants et leurs deux parents. À travers les planches de la deuxième, le dessinateur retrace les multiples agressions sexuelles et viols subis par une adolescente à forte poitrine. Entre autres, « l'absence évidente de consentement » est décriée pa...


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