Dans le bassin nantais, les demandeurs d'asile au secours des producteurs de muguet

"Cap sur le plein emploi", a dit jeudi Élisabeth Borne, après la nouvelle baisse annoncée du chômage en France . Mais quel emploi ? Certains sont boudés par les Français. Comme la récolte de muguet, que l'on s'offre traditionnellement le 1er mai. 80% proviennent du bassin nantais, mais cette année, personne ne veut les ramasser. Y aura-t-il alors assez de clochettes pour le 1ᵉʳ mai ? Maraîcher dans le bassin nantais, Louis Bouyer est plutôt sceptique. "On manque de muguet partout. C'est du jamais vu", assure-t-il au micro d'Europe 1.

>> Retrouvez tous les journaux de la rédaction d'Europe 1 en replay et en podcast ici

240 personnes inscrites, 85 à l'embauche

Cette pénurie, qui touche toute la filière, a une explication : le manque inédit de main d'œuvre. "On a commencé à récolter le 13 avril", détaille le maraîcher. "On avait 240 personnes inscrites, et à l'embauche, le lendemain matin, nous étions 85." La conséquence : "1, 2 million de brins qui restent aux champs. C'est une perte nette et des annulations de commandes sur la fin de saison", déplore Louis Bouyer. "On ne sait pas pourquoi les gens ne sont pas venus."

Ceux qui ne se sont pas déplacés, ce sont principalement des étudiants ou des demandeurs d'emploi. Mais heureusement, il y avait quand même du monde dans les champs, comme Issa, un Camerounais sans papiers de 26 ans. "C'était quand même un peu dur", précise-t-il à Europe 1. "Mais le travail, nous on le voulait, on a besoin de ça."

>> À RÉÉCOUTER - 1er m...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles