Bassin d'Arcachon: ces gendarmes mobilisés pour lutter contre les vols d'huîtres

La brigade nautique de la gendarmerie nationale déployée dans le bassin d'Arcachon lors d'un contrôle.  - BFMTV
La brigade nautique de la gendarmerie nationale déployée dans le bassin d'Arcachon lors d'un contrôle. - BFMTV

Réveillons, repas de Noël ou du Nouvel An: si leur consistance divise parfois les convives, les huîtres sont un incontournables des fêtes de fin d'année pour les Français. Autant dire que la période recouvre un enjeu économique majeur pour le secteur. Ainsi, les ostréiculteurs réalisent de 40 à 60% de leur chiffre d'affaire en ces derniers jours de décembre. Une manne qui, bien sûr, risque de susciter des convoitises illicites. Aussi les gendarmes se mobilisent-ils pour parer le vol d'huîtres dans le bassin d'Arcachon, comme BFMTV a pu le constater à l'occasion d'un reportage diffusé ce mercredi.

Hélicoptère la nuit, contrôles le jour

C'est la nuit que la menace est la plus lourde. En effet, outre la faible luminosité et les bassins déserts, les voleurs peuvent alors tabler sur la marée basse, et des cultures plus exposées, pour tenter de commettre leur méfait. Afin de contrecarrer ce premier péril, un hélicoptère de la gendarmerie balaie la zone, équipée d'une caméra thermique.

Mais de jour comme de nuit, la vigilance humaine est cruciale. La gendarmerie nationale déploie ainsi une brigade nautique, chargée de scruter les eaux et d'en assurer la tranquillité depuis leur vedette. "C’est important qu’on soit présent autour de ces parcs dans cette période de fin d’année et de fêtes, avec ces volumes d’huîtres qui transitent dans les parcs ostréicoles", nous explique le major Jérôme Goussard, qui commande la brigade.

Dans la journée, le major et ses subordonnés ont aussi la tâche d'identifier les embarcations circulant dans le bassin, ainsi que leurs occupants. La raison en est simple: pour une large part, les auteurs de ces larcins sont eux-mêmes des ostériculteurs. "Les vols de plusieurs kilos ou de plusieurs tonnes concernent très souvent des professionnels, d’autres ostréiculteurs. C’est pour les revendre immédiatement à l’approche des fêtes de fin d’année", poursuit l'officier.

Des ostréiculteurs "rassurés"

Les gendarmes sont assistés dans leur mission par la sécurité des syndicats qui gardent les ports à terre. Le système a prouvé son efficacité, permettant de juguler les vols les plus importants. Toutefois, on recense encore la disparition de quantités plus modestes.

Laurent Bidart en sait quelque chose. En 2018, l'ostréiculteur a perdu deux tonnes de ses précieux coquillages en une nuit. "On avait mis les huîtres trois semaines – quinze jours avant et elles n’étaient plus là quand on est arrivé. Ça fait un joli préjudice", se souvient-il devant nos caméras. Le professionnel salue le dispositif désormais en place: "Ça nous rassure. Ça nous permet de mieux dormir la nuit, même si on ne dort pas beaucoup".

Article original publié sur BFMTV.com