Bassin du Congo: la forêt, entre le marteau du réchauffement et l'enclume du développement

Le septième rapport sur les forêts du bassin du Congo, publié le 7 juillet par 150 chercheurs et experts, sept ans après le précédent, a pour objectif de donner des clés aux dirigeants pour mieux prendre en compte cette flore si riche et si vitale, tant pour l'environnement que pour le développement économique de l'Afrique centrale.

Premier enseignement : les forêts du bassin du Congo vont bien. Du moins pour l'instant. Sur les 200 millions d'hectares de forêts d'Afrique centrale, de vastes zones isolées ne semblent pas encore affectées par l'activité humaine.

Mais les chercheurs notent que les pressions s'accentuent. Agriculture, construction de routes, de mines, exploitation du bois... La croissance de la population et le développement économique pèsent de plus en plus sur les forêts. En vingt ans, 18 millions d'hectares ont déjà disparu.

Conséquences : l'émergence de zoonoses, des maladies infectieuses transmises à l'homme par les animaux. Les forêts tropicales recèlent une grande diversité de virus et bactéries encore inconnus. En allant toujours plus loin dans la forêt, en empiétant sur le territoire de la faune sauvage, les populations peuvent se retrouver au contact de ces microbes. Le rapport préconise donc d'améliorer les systèmes de santé et de prévention. Mais aussi de limiter l'impact humain sur ces écosystèmes complexes.

► Lire : le rapport 2021 sur l'État des Forêts d’Afrique centrale


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