Dans "Bass Rock", la romancière Evie Wyld explore la violence masculine

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© Actes Sud

Rares sont les romans qui relèvent le défi de mêler une structure complexe à une idée limpide. Bass Rock nous entraîne entre trois époques, dans le sillage de trois personnages évoluant autour du même point géographique : l'îlot de Bass Rock, en Écosse. En face de ce rocher désert où s'ébattent les oiseaux, une grande demeure surveille la plage. Viviane, quadragénaire, célibataire et sans enfant, est embauchée par son oncle pour vider la maison avant qu'elle ne soit mise en vente.

Ici a vécu avant elle sa grand-tante Ruth ­Hamilton. Laquelle s'est débattue, après guerre, avec l'infidélité de son mari, et a découvert les mœurs des habitants du coin, notamment un glacial pique-nique d'hiver au cours duquel les femmes sont pourchassées et "chatouillées", sous le regard d'un inquiétant pasteur. Ce drôle de jeu évoque les chasses aux sorcières du XVIIIe siècle, dont fut victime Sarah, troisième héroïne de Bass Rock, qui fuit la promesse du bûcher sous la houlette d'un garçon amoureux.

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Viviane, Ruth, Sarah, mais aussi Katherine, la sœur de Viviane, dont la vie est pourrie par un mari violent ; Maggie, l'amie de Viviane, et sa vision très personnelle de la liberté ; Betty, la cuisinière de Ruth ; sa nièce Bernadette, fillette née d'un viol ; les garçons Michael et Christopher, placés par leur père dans un pensionnat où les sévices physiques et sexuels sont un rite de p...


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