Basket: Thomas Heurtel, meneur persona non grata chez les Bleus

En s'engageant à Saint-Pétersbourg pour deux ans mercredi 21 septembre 2022 malgré la mise au ban du sport russe pour prix de la guerre en Ukraine, Thomas Heurtel s'est fermé les portes de l'équipe de France de basket-ball, nouvel épisode d'une carrière entre ombre et lumière.

Alors qu'il avait signé avant l'Euro une attestation sur l'honneur « indiquant qu'il n'était pas engagé et qu'il n'envisageait pas de signer avec un club russe ou bélarusse », selon la Fédération française de basket-ball (FFBB), Heurtel a finalement rejoint pour une année et une autre en option le Zénith Saint-Pétersbourg mercredi, quatre jours seulement après la fin de la compétition.

La FFBB a donc rappelé la règle jeudi : le meneur aux 99 sélections ne peut pas jouer pour les Bleus s'il évolue au sein d'un club russe et hypothèque ses chances de disputer la Coupe du monde l'année prochaine, voire les Jeux olympiques de Paris dans deux ans.

Surtout, sa signature pour le Zénith pose problème, sept mois après le début de la guerre en Ukraine, qui a pris un nouveau tournant mercredi après que le président russe Vladimir Poutine a décrété la mobilisation partielle de quelque 300.000 réservistes et menacé d'utiliser l'arme nucléaire. La semaine dernière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonçait un nouveau charnier, à Izioum, ville située à l'est du pays et tout juste reprise par l'armée ukrainienne.

En outre, Heurtel a choisi de rejoindre le pays qui a condamné la basketteuse américaine Brittney Griner à neuf ans de prison pour trafic de cannabis, dans un contexte de relations diplomatiques tendues avec les États-Unis.

Laissé sur le tarmac


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