Basket-ball: l’Ivoirien Vafessa Fofana, ambitieux et revanchard

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Le Championnat de France de basket-ball 2021-2022 reprend ce 1er octobre. Le 3, le BCM Gravelines-Dunkerque jouera sur le parquet de Lyon-Villeurbanne. Ce sera l’occasion pour Vafessa Fofana d’entamer une nouvelle aventure, après une expérience frustrante avec Cholet et une finale du Championnat d’Afrique des nations (Afrobasket 2021) perdue de peu avec la Côte d’Ivoire face à la Tunisie (78-75).

« Je suis déterminé et surtout revanchard. » A quelques jours de la reprise du Championnat de France de basket-ball 2021-2022, Vafessa Fofana n’a qu’une idée en tête : faire bien mieux avec le BCM Gravelines-Dunkerque, son nouveau club, qu’avec le précédent, Cholet. « Ma dernière saison là-bas ne s’est pas bien passée, aussi bien d’un point de vue personnel que collectif, estime l’ailier âgé de 29 ans. Je n’avais pas pu aider l’équipe comme je suis capable de le faire ».

« Le club est également revanchard »

En témoignent son temps de jeu et ses statiques globalement en baisse (4,8 points, 2,4 rebonds en moyenne, par match) par rapport à 2019-2020. « Je veux retrouver ce qui m’animait sur le terrain et qui fait que je suis Vafessa Fofana, lance celui qui peut aussi bien évoluer au poste 3 que 4. Ma base, c’est la défense et je m’y mets à 2000%. Mais il y a d’autres choses que je sais faire sur un parquet. Je suis un joueur de basket, pas juste un joueur de défense, prévient-il. Certes, c’est ma base. Mais j’ai développé d’autres aspects du jeu ».

Des qualités dont il espère faire profiter le BCM Gravelines-Dunkerque. « Le club est également revanchard, souligne-t-il. Il veut faire une belle saison et surtout retrouver la belle image qu’il avait par le passé ».

De fait, le BCM un peu en retrait après avoir été un des acteurs majeurs du basket français notamment entre le milieu des années 2000 et le milieu des années 2010. Vafessa Fofana compte également lui apporter son expérience du basket-ball hexagonal, car c’est son sixième club français (première et deuxième division confondues).

Un été à digérer

Pour réussir une belle saison dans le Nord du pays, Vafessa Fofana va toutefois devoir pleinement digérer le riche été qu’il vient de vivre. Avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, il s’est en effet incliné de justesse (78-75) face à la Tunisie en finale du Championnat d’Afrique des nations de basket-ball (Afrobasket 2021), le 5 septembre dernier à Kigali.

« Je n’ai toujours pas digéré, rit celui qui est né en France mais dont les deux parents sont ivoiriens. Ce match s’est vraiment joué à des détails. Et je n’aime pas ça parce que ça peut ressembler à des excuses, mais est-ce que la FIBA [la Fédération internationale de basket, Ndlr] n’aurait pas pu mieux gérer les temps de repos ? La finale de l’Afrobasket a eu lieu le lendemain de notre demi-finale alors que notre match avait déjà été très intense et qu’on est rentré tard à notre hôtel – qui était déjà loin… – parce qu’un de nos joueurs, Matt Costello, avait passé un test antidopage… Il y a eu plein de petites situations comme celles-ci qui nous ont empêchés de récupérer totalement. Et, malgré tout ça, on n'a perdu cette rencontre que de 3 points »…

Vafessa Fofana, qui avait été approché par la Côte d'Ivoire alors que le pays se préparait à accueillir l’Afrobasket 2013, ne regrette pas une seconde d’avoir rejoint les Éléphants. Cela lui a ainsi permis de disputer le Mondial 2019 en Chine, ainsi que l’Afrobasket 2021 au Rwanda. « C’est beaucoup de fierté et de chance. C’est un privilège, savoure l’intéressé. Et puis, c’est important pour la famille. Le nom Fofana, ce n’est pas que moi, mais toute une grande famille et tous les Fofana de Côte d’Ivoire. Et puis quand tu entends l’hymne national… Pfff, les vibrations que tu ressens dans ton corps, c’est incroyable ».

Le Mondial 2023, prochain objectif avec la Côte d’Ivoire

Vafessa Fofana a en tout cas déjà bien en tête ses prochains objectifs avec la Côte d’Ivoire. « On espère bien sûr aller à la Coupe du monde 2023 et tout faire pour y gratter une place directe aux Jeux olympiques. On aimerait éviter les tournois de qualification olympique. Les TQO sont une vraie jungle. En plus, ce serait le top parce que des Jeux à Paris, que peut-il y avoir de mieux ? Faire les JO 2024 dans la ville où j’ai grandi, ce serait magnifique ».

Ambitieux et avide de nouvelles expériences, Vafessa Fofana ne dirait pas non à une expérience en Basketball Africa League (BAL), la nouvelle ligue panafricaine de basket, d’ici « trois ou quatre ans ». Il a en tout cas déjà été approché en ce sens. « On sait que c’est la NBA qui gère ça et qu’il y a beaucoup de talents en Afrique. Donc, si je peux représenter un club de Côte d’Ivoire à la BAL, ce serait tout bénéf’ », lâche-t-il.

Vafessa Fofana pense déjà la suite et même à l’après-basket. Il a ainsi une société de location de véhicules VdriveS, un label de musique Afakaya Music et il est le manager du musicien Prinzy l’animal. « En tant que sportif de haut-niveau, on a accès à beaucoup de personnes et de gros contacts […]. Je pense à mon après-carrière dès maintenant, parce que je n’ai pas envie d’attendre d’avoir 36 ans pour m’y préparer », conclut-il, résolument tourné vers l’avenir.

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