Bars, restaurants et salles de sport : le désespoir des professionnels

Vendredi 13 novembre, à Paris, c’est un réveil difficile pour le restaurateur Massimo Mori et son équipe. La réouverture ne sera pas possible à partir du 1er décembre, un mois pourtant crucial pour son activité. "On est dans une situation vraiment désastreuse, c’est-à-dire qu’on ne sait pas quoi faire, et on espère que les aides vont nous faire sortir la tête hors de l’eau", confie, inquiet, le restaurateur. Depuis deux semaines, il s'appuie sur la vente à emporter. C’est un plan B qui est loin de couvrir le manque à gagner selon lui. "Ce sacrifice représente 400 milliards de chiffre d’affaires et un million de salariés" La décision du gouvernement d’interdire la réouverture des bars et restaurants après le 1er décembre met en colère la profession. "Ce qu’on vit est surréaliste. J’ai un ressenti personnel avec beaucoup de colère, et il y a beaucoup d’injustice. On s’aperçoit que le Premier ministre (...) a sacrifié nos cafés, restaurants, hôtels, discothèques, nos traiteurs. Ce sacrifice représente 400 milliards de chiffre d’affaires et un million de salariés", déclare Roland Héguy, Président confédéral de l’Union des métiers et des Industries de l’Hôtellerie, sur le plateau du 13 Heures.