Sans bars ni festivités, le Beaujolais nouveau arrive dans une ambiance morose

Guillaume Gaven
·1 min de lecture

Le Covid-19 a-t-il tué le Beaujolais nouveau ? Il n'y a pas de grande fête prévue jeudi 19 novembre comme lors des autres années, pour cause de confinement et de fermeture des bars et des restaurants. Les ventes, en France et à l'export, sont en recul, toute la région fait aujourd’hui ses comptes.

Dans les vignes de Gilles Gelin, à Lancié (Rhône), le paysage peut être trompeur, il reste encore pas mal de grappes de raisin sur ces parcelles de Beaujolais-village : "Ce ne sont pas des raisins, c'est ce que l'on appelle des 'verjus', des raisins de deuxième génération. Sur certaines jeunes vignes parfois on a l'impression qu'on n'a pas vendangé, mais en fait c'est raisins-là, quand on en mange, ils sont verts."

Des baisses sur tous les marchés

Ce n’est donc pas faute de débouchés que les vignerons ont laissé le raisin sur pied, c'est juste que cette année, ils ont préféré être prudents, en faisant moins de Beaujolais nouveau. Le domaine des Nugues par exemple, en temps normal, en vend 80 000 bouteilles. "Cette année, au final on sera autour de 70 000, explique Gilles Gelin. On a quelques personnes qui font du click and collect et de vente à emporter sur les trois ou quatre jours de Beaujolais nouveau, mais ça ne compensera pas. Les cavistes ont fait le mieux (...)

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