Les Barrés de la Yole - Loïck Peyron : « Ces bateaux sont une jolie folie »

De Loïck Peyron à Jean Le Cam, douze marins français sont venus à la rencontre des plus grands spécialistes de la Yole martiniquaise. Maîtres de la course au large, ils ont accepté, l’instant de quelques jours, de redevenir élèves pour soutenir l’inscription de ces bateaux d’exception au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Unesco.

La plage du Diamant est l’une des plus emblématiques de la Martinique. C’est ici, sur ce sable brun volcanique qu’ont débarqué douze grands marins pour participer à une course hors du commun : naviguer trois jours à bord d’une yole ronde. Il a fallu apprendre à manier la bête. Un vrai jeu d’équilibriste propre à cette embarcation, étroite, légère, sans dérive, qui ne possède ni quille ni gouvernail. Jean Le Cam garde un souvenir humide du dessalage de son bateau. « C’est particulier comme voile, c’est de l’équilibrisme total, tout le temps, s’émerveille-t-il. C’est tout simplement incroyable avec cette cohésion d’équipe. Je crois qu’il n’y a pas d’équivalent dans d’autres sports. » Ce que confirme Loïck Peyron : « Il n’y a pas plus instable, ni casse gueule. Mais c’est le seul bateau sur lequel il y a une cohésion d’équipage indispensable à la survie de l’ensemble. Sur un multicoque, il y a deux ou trois postes importants. Mais là, tous les postes le sont. »

Dessalage de la yole de Loïck Peyron

Dessalage de la yole de Loïck Peyron © Jean-Marie Liot / Défi Yoles Martinique

Imaginée dans les années 1940, pour succéder au « gommier » - pirogue fabriquée dans un tronc d’arbre fouillé - la yole ronde, plus rapide que son ancêtre, ne ressemble à aucun autre bateau. Pour maîtriser l’équilibre instable de l’embarcation, les yoleurs se mettent au(...)


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