Barkhane à Mali : l'armée française mise en cause par une enquête de l'ONU

15 enquêteurs chargés des droits de l'homme aidés par des experts de la police scientifique de l'ONU se sont rendus jusqu'à la zone du bombardement au Mali. Sur la zone calcinée, ils ont relevé les preuves, les indices et leurs conclusions sont claires : les avions de l'armée française ont bien frappé des civils au mois de janvier, et pas seulement des djihadistes. Un groupe majoritairement composé de civils "Au moins 22 personnes, dont trois membres présumés de la katiba Serma présents sur les lieux du rassemblement, ont été tués par la frappe de la Force Barkhane", affirme le rapport de la division des droits de l'Homme et de la Protection. "Le groupe touché par la frappe était très majoritairement composé de civils qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire", poursuit le rapport. C'est à Bounti, dans le centre du Mali, que le bombardement a eu lieu. La zone est régulièrement sillonnée par des djihadistes.