Barbecue et « virilité » : Roussel s’oppose (encore) à Rousseau

Alors que les propos de la députée écolo font polémique, le communiste refuse de « parler du sexe des escalopes ».

POLITIQUE - La viande de la discorde. Ce mardi 30 août sur Europe 1, le premier secrétaire du Parti communiste Fabien Roussel a été invité à réagir à la polémique provoquée par des propos tenus par Sandrine Rousseau, laquelle souhaite « changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité ».

Très à cheval sur le steak, le député du Nord a peu goûté le débat lancé par sa collègue de la NUPES. « Franchement, vous n’allez pas me parler du sexe des escalopes quand même ! », s’est-il indigné, estimant que « certains font le buzz là-dessus ».

« Pour moi », a poursuivi Fabien Roussel, qui a déjà eu de nombreuses polémiques avec l’écoféministe sur les questions alimentaires, « on mange de la viande en fonction de ce que l’on a dans le porte-monnaie, et pas en fonction de ce qu’on a dans sa culotte ou dans son slip ». Il a d’ailleurs invité « tout le monde à venir partager les barbecues et les bons repas de la Fête de l’Huma les 9, 10 et 11 septembre ».

Match retour

Une séquence qui n’est pas sans rappeler une opposition entre Sandrine Rousseau et Fabien Roussel durant la campagne présidentielle. Alors que le communiste plaidait pour « un bon vin, une bonne viande, un bon fromage », l’écoféministe avait dénoncé des propos qui « excluent une partie de la gastronomie qui a lieu en France ». À titre d’exemple, « le couscous est le plat préféré des Français », affirmait Sandrine Rousseau. Un affrontement qui se reproduit cinq mois plus tard, mais sur le barbecue.

De son côté, le patron d’EELV Julien Bayou a abondé dans le sens de sa collègue députée : « C’est très étayé. Le régime carné est plus pollueur effectivement et comme les hommes mangent plus de viande rouge et deux fois plus de charcuterie que les femmes, oui il y a une approche genrée des comportements alimentaires ».

« Dans ce sujet il y a la question de l’éducation aux goûts alimentaires. Les personnes nées dans les années 70 ou 80 ont grandi avec l’idée qu’il fallait de la viande à chaque repas. C’est très difficile de s’en départir », a-t-il souligné.

Il a mis en avant « une proposition que mettent en œuvre les écologistes, l’alternative végétarienne. Éduquer les enfants à la cantine, avec les bons produits », pour « pouvoir constater qu’on peut manger des repas sans viande et avoir une bonne alimentation ».

Lundi, la députée LFI Clémentine Autain a déjà pris le parti de Sandrine Rousseau : « Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes, (...)donc il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande. Et les personnes qui décident de devenir végétariennes sont majoritairement des femmes », avait-elle argumenté.

VIDÉO - Julien Denormandie : "Les cantines sont un lieu important pour lutter contre l’inégalité sociale nutritionnelle"

À voir également sur Le HuffPost : Les allers-retours de Fabien Roussel sur le gouvernement d’union nationale crispent à gauche

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