Barbara s'expose à la Philharmonie : rencontre avec une dame en noir et blanc

Christophe Airaud
Disparue il y a 20 ans, jamais oubliée, toujours adulée par son public, les hommages se multiplient. Il y a eu le film de Mathieu Amalric, déclaration d'amour à la chanteuse, puis la sortie de l'album "Lily passion" dont les bandes magnétiques ont resurgi des caves d'Universal... Et maintenant l'exposition à la Philharmonie intitulée tout simplement "Barbara".

Balade avec le personnage Barbara

Parcourir l'exposition Barbara à la Philharmonie, c'est déambuler, durant deux heures, avec une longue dame brune dans 60 ans de vie, avec une créature mystérieuse qui vous emporte sur la route de son existence. Georges Moustaki avait raison de chanter : "J'ai inventé pour une dame brune, un jour, une chanson au clair de lune si elle l'entend ( ...) elle le saura c'est une chanson d'amour pour elle et moi". Le duo Moustaki Barbara est bien sûr dans le parcours de l'exposition au milieu des rideaux de velours rouge.

Dans une promenade, il existe des étapes, des refuges, proposons quelques haltes, au hasard parmi des dizaines possible. La première sera l'entrée, théatrale, qui comme des retrouvailles, marque l'esprit de l'exposition.

Au début sont des rideaux, ses mains, sa nuque

Une image noire et blanche - les paumes offertes en avant vers le public - ouvre l'exposition. "Ma plus belle histoire d'amour c'est vous" résonne. Des rideaux rouges et gris borderont le parcours comme une visite dans les coulisses d'une vie. Barbara qui n'aimait pas son image s'est pourtant exposée souvent devant les objectifs des photographes. Elles seront nombreuses, ces images. Celles de Jean-Pierre Leloir, classique et graphique. Le corps, l'allure de la chanteuse se prêtent à ce dessin. Dans une émission Discorama de 1968, elle confie à Denise Glaser ses interrogations sur son corps aux allures dérangeantes. Pourtant, comment ne pas admirer cette fière allure sensuelle ? Une photo de 1957, de Robert Doisneau, la montre déjà dans son personnage, grands yeux surlignés de noir, regard perdu et profond. Celle de Marcel Imsand seront les plus intimes, ce sont celles du photographe complice. Jusque dans sa maison de Precy-sur-Marne.

Ensuite, l'enfance meurtrie

Donc, elle s'appelait Monique Serf, petite fille juive née dans un milieu que l'on ne disait pas défavorisé à l'époque, mais tout simplement pauvre. Avoir neuf ans à l'entrée en guerre (...)

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