Barbara Pompili en croisade pour les rhinocéros

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En Inde, la ministre de la Transition écologique est venue promouvoir l’expertise de la France. Une agence du gouvernement y participe à la protection des rhinocéros depuis 2012. Quasi éteinte il y a un siècle, l’espèce commence à se rétablir. Une réussite encourageante alors que Barbara Pompili défend à Paris la dernière loi écologique du quinquennat Macron.

Une corne de rhinocéros se vend environ 30 000 euros au marché noir quand, autour du parc de Kaziranga, le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 200 euros. Elle aurait, selon la médecine traditionnelle chinoise, des vertus thérapeutiques et agirait sur la virilité. « Des superstitions ! Ce pouvoir aphrodisiaque n’a jamais été prouvé », insiste Arvind Madhav Singh, le directeur général des forêts de cette région de l’Assam, dans le nord-est de l’Inde. « Toutes les espèces menacées le sont pour ce genre de raison », grogne Barbara Pompili, assise face à lui pour le dîner. En pleine pandémie, la ministre de la Transition écologique est venue consacrer cinq jours à la défense du savoir-faire français en matière de développement durable et de préservation de la biodiversité. Les rhinocéros du Kaziranga lui doivent d’ailleurs beaucoup…

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Le lendemain, le jour se lève lorsque les responsables de la réserve escortent la délégation française dans ce parc classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur 860 kilomètres carrés, il abrite une centaine de tigres du Bengale, des éléphants, presque 500 espèces d’oiseaux et surtout 2 413 rhinocéros unicornes, soit 69 % de la population mondiale. Après trente minutes de Jeep dans la jungle, l’armure grise d’un premier mastodonte se distingue derrière de hautes herbes. Plus loin, une harde de cerfs des marais et des buffl es d’Asie s’enfoncent dans les marécages. Après deux heures sur la piste qui longe le fleuve Brahmapoutre, la ministre aperçoit une femelle d’une dizaine d’années broutant avec son « petit », un rhinocéros de 2 ans qui pèse déjà une tonne.

Il y a un siècle, il ne restait qu’une vingtaine de ces bêtes. « Avec l’urbanisation, la(...)


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