Baptiste Mulot : « Avec Vigilife, l’ADN environnemental nous a permis d’identifier plus d’espèces qu’en 2.800 plongées et 13 ans d’exploration »

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En 2011, le laboratoire SPYGEN s’est lancé le défi d’effectuer un inventaire de la biodiversité aquatique et terrestre grâce à l'ADN environnemental (ADNe). Au fil des ans, il a noué des partenariats avec diverses institutions publiques, entreprises, organisations non gouvernementales ou acteurs de la recherche scientifique pour créer l’alliance Vigilife. Cette dernière monte de nombreux projets à travers le monde pour recenser la biodiversité, veiller à la préservation des espèces, évaluer les politiques de conservation et fédérer les partenariats publics et privés. Une dizaine d’expéditions scientifiques se sont déjà déroulées et trente « fleuves sentinelles » font l’objet d’un suivi par les équipes.

Baptiste Mulot, directeur de la recherche au zoo de Beauval et l’un des fondateurs de l’alliance Vigilife, nous présente cette initiative unique au monde.

Baptiste Mulot, directeur de la recherche au zoo de Beauval, qui est l’un des fondateurs de l’alliance Vigilife. © DR
Baptiste Mulot, directeur de la recherche au zoo de Beauval, qui est l’un des fondateurs de l’alliance Vigilife. © DR

Qu’est-ce que l’ADN environnemental sur lequel repose Vigilife ?

L’ADN est une molécule commune à tous les êtres vivants de la Planète (animaux végétaux, bactéries…). Cet ADN se retrouve sous forme de traces dans les milieux où ont évolué ces organismes vivants, par l’intermédiaire de la salive, des gamètes, de l’urine, des excréments, ou lorsqu’un poisson perd ses écailles par exemple. Ces fragments d’ADNe sont décelables dans l’eau pendant quelques jours après le passage de leurs propriétaires, et jusqu’à plusieurs milliers d’années dans le sol.

Concrètement, comment procèdent les scientifiques ?

Tout d’abord, on prélève un échantillon d’eau (généralement plusieurs litres) ou quelques grammes de terre. Les séquences sont ensuite amplifiées et comparées à celles de bases de données génétiques de référence grâce à des outils bio-informatiques, afin d’identifier les espèces présentes dans l’échantillon. On peut même estimer la densité des individus, en modélisant les espèces en fonction de la profondeur...

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