Le banquier branché Matthieu Pigasse se plonge dans Rock en Seine

Libération.fr

En version radiophonique, la nouvelle a été ainsi compressée : «L’homme d’affaires Matthieu Pigasse rachète le festival Rock en Seine.» Le patron de la banque Lazard en France ajoute donc une corde live à son arc via son holding personnel. Se présentant lui-même comme un spectateur assidu du festival, il rachète Rock en Seine à ses trois fondateurs : François Missonnier, Christophe «Doudou» Davy et Salomon Hazot.

En 1997, l’équipe lance un gros événement rock à Paris, au Parc des princes. Malgré une affiche étourdissante où se croisent David Bowie, NTM, Placebo et Ben Harper, la formule ne prend pas et il faut attendre six ans pour que soit créé Rock en Seine dans le parc de Saint-Cloud. Avec 22 000 spectateurs lors de la première édition, on ne parle pas de carton mais, année après année, l’événement parvient à faire son trou à la fin de l’été, marquant ainsi la clôture des grands raouts saisonniers. A Paris et ailleurs, la bataille fait rage dans le domaine, jusqu’à l’ogre américain Live Nation (dont Salomon Hazot est vice-président de la branche française) qui, l’automne dernier, annonce la création d’une version hexagonale du Lollapalooza où l’on promet la grosse cavalerie (Red Hot Chili Peppers, Pixies, DJ Snake, The Weeknd…).

«Coup de cœur». Rock en Seine, lui, bénéficie déjà d’une bonne image. La programmation est régulièrement fiable et, malgré quelques vicissitudes mémorables (Amy Winehouse qui plante le festival deux ans de suite, les frangins crétins Gallagher qui font splitter Oasis en 2008 quelques minutes avant de monter sur scène…), le public répond présent. L’édition 2016 attire 105 000 spectateurs, contre 120 000 en 2015. Sur le plan financier, la société Garaca, qui organise Rock en Seine et est présidée par François Missonnier, a fait un chiffre d’affaires de 5,344 millions d’euros en 2016 après quatre années consécutives d’exercices positifs. A l’AFP, Pigasse parle d’«investissement coup de cœur» et explique tout simplement vouloir utiliser (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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