La Banque mondiale appelle à soutenir financièrement les Territoires palestiniens

C’est un des rares sujets sur lequel les gouvernement israéliens et palestiniens s’accordent : il faut que la communauté internationale augmente son aide financière à l’Autorité palestinienne. C’est aussi l’une des recommandations d'un rapport de la Banque mondiale publié lundi 9 mai.

Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard

Même si l’économie palestinienne a repris, après une année de stagnation due à la pandémie, même si le PIB a augmenté de 7,8% grâce à un nombre plus important de permis donnés aux Palestiniens pour qu’ils aillent travailler en Israël, les finances palestiniennes sont extrêmement précaires. À tel point que la Banque mondiale appelle la communauté internationale à un nouveau soutien budgétaire.

Car l’Autorité palestinienne dépend fortement des bailleurs de fonds étrangers et ces financements sont en chute libre : ils sont passés de 1,6 milliard d’euros en 2008 à seulement 300 millions d’euros cette année, selon le rapport de la Banque mondiale.

Une baisse due principalement aux retards de dons de certains pays européens, mais aussi au désengagement financier de certains pays du Golfe qui ont sanctionné les Palestiniens après leurs vives critiques des Accords d’Abraham, les accords de normalisation entre Israël et certains pays arabes.

Alors pour faire face, les Palestiniens empruntent au-dessus de leurs moyens : le déficit réel a atteint 892 millions d’euros et l’Autorité palestinienne sacrifie son secteur public, notamment en réduisant les salaires des fonctionnaires, qui représentent 1/5e des actifs en Cisjordanie occupée. Depuis six mois, les employés du secteur public ne reçoivent qu’entre 70 et 80% de leur salaire, et s’attendent à ne recevoir que 50% à la fin du mois de mai.

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