“Je suis scandalisée” : Clémentine Autain répond à Valérie Pécresse sur les banlieues

Lors de son passage dans l’émission Le 30’ Pol’ sur Yahoo, la députée France insoumise Clémentine Autain a répondu aux propos de Valérie Pécresse au sujet des banlieues.

La députée France insoumise Clémentine Autain était l’invitée du 30’ Pol’ sur Yahoo ce mardi 10 septembre. L’occasion pour elle de répondre à Valérie Pécresse, qui vient de publier une tribune dans Le Monde au sujet des banlieues.

“Je crois que la réponse qui est proposée est une fausse route, parce que l’ordre que vous appelez de vos voeux, il passe uniquement par la répression, l’autorité. Alors qu’à mon sens, ce qu’il faut, ce sont les conditions de l’égalité”, a répliqué Clémentine Autain en s’adressant directement à la présidente de la région Ile-de-France.

“Scandalisée”

La députée de Seine-Saint-Denis assure avoir été “assez scandalisée” par ce texte, qui met, selon elle, uniquement en avant l’aspect sécuritaire. “ La répression c’est quand on a échoué sur le reste. Il ne faut pas être laxiste (...) mais on ne s’en sortira pas uniquement par le répressif”, commente Clémentine Autain sur le plateau du 30’ Pol’.

Pour elle, la reconquête des quartiers passe pas “la promesse républicaine d’égalité”. “Il faut que les gens puissent vivre dignement, il faut lutter contre la pauvreté, il faut qu’il y ait des services publics”, estime l’invitée du 30’ Pol’.

Selon un rapport récent, “l’État met moins d’argent en Seine-Saint-Denis que dans les autres départements”, avance la députée. D’ailleurs, cinq maires de ce département ont déposé un recours contre l’État pour dénoncer la “rupture d’égalité” et la différence de traitement entre la Seine-Saint-Denis et le reste de la France.

Des réponses opposées sur le logement

À la proposition de Valérie Pécresse de mettre en place “un plafond anti-ghettos de 30% de logements très sociaux pour en finir avec les projets irresponsables de villes qui en comptent déjà 50, 60 ou 70%”, Clémentine Autain apporte une réponse opposée.

“Il y a une responsabilité des maires dans les villes les plus riches de ne pas, eux, vouloir répondre à la crise du logement et de ne pas, eux, créer du logement social” estime la députée LFI, mais il ne faut pas “pointer du doigt les maires qui veulent répondre à cette situation et offrir une possibilité de se loger dans des quartiers populaire”. Au sujet des banlieues, les avis des deux femmes divergent en tous points.

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