Bangladesh: un leader rohingya assassiné à Cox's Bazar

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Au Bangladesh, un chef rohingya a été assassiné mercredi soir par au moins quatre assaillants devant son bureau dans le camp de réfugiés de Cox’s Bazar - où se trouvent plus de 850 000 réfugiés de la minorité rohingya venue de Birmanie. Les ONG sur place demandent que l’enquête soit accélérée afin de trouver au plus vite les responsables du meurtre qui a jeté un froid dans toute la communauté.

Ancien instituteur, fervent défenseur de la protection des réfugiés, prônant la non-violence, Mohib Ullah était un pilier de la communauté rohingya dans le gigantesque camp de Cox’s Bazar.

Il avait créé l’Arakan Rohingya Society for Peace and Human Rights (ARSPH), un groupe pacifique de défense des droits qui a largement rendu compte des exactions perpétrées par les militaires birmans à l’encontre des Rohingyas lors de la répression d’août 2017.

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Il avait critiqué à plusieurs reprises la violence grandissante dans les camps au Bangladesh - notamment l’émergence de cartels de drogues, pillant, tuant et prenant des gens en otages pour gagner le contrôle du camp de Cox's Bazar.

Son militantisme pacifique avait provoqué la colère du groupe extrémiste Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) qui, selon ses proches, lui avait envoyé des menaces de mort ces derniers mois.

Son meurtre choque la communauté mais les militants sur place regrettaient déjà que les défenseurs des droits humains ne fassent pas l’objet d’une protection spéciale.

Il faut aujourd’hui que les autorités bangladaises prennent ce meurtre au sérieux et traduisent les responsables en justice, selon les proches du militant pacifique qui insistent : « si rien n’est fait, le message envoyé au reste de notre communauté, c’est que nos vies ne valent rien ».

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