Bangladesh: une dizaine de blessés lors de nouvelles manifestations

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Une dizaine de personnes ont été blessées dimanche au Bangladesh lors d'affrontements entre la police et des manifestants islamistes, rapporte un quotidien local, au troisième jour de protestations contre la visite du Premier ministre indien Narendra Modi.

Cinq personnes ont péri vendredi, et six autres samedi, quand la police a ouvert le feu sur des manifestants dans plusieurs endroits du pays.

Les manifestants, pour beaucoup membres du groupe islamiste radical le plus important du Bangladesh, Hefazat-e-Islam, condamnent la visite de M. Modi, un nationaliste hindou, qu'ils accusent d'attiser les violences contre les musulmans dans son pays.

Ces protestations interviennent au moment où le Bangladesh célèbre le 50e anniversaire de son indépendance, le gouvernement vantant les réussites économiques du pays - éclipsées par les violations des droits, selon des groupes de défense des droits humains.

"Action, action, action directe", scandaient des partisans de Hefazat-e-Islam à Narayanganj, près de la capitale, où ils ont bloqué une autoroute importante entre Dacca et la ville portuaire de Chittagong.

Des centaines de personnes ont brûlé des pneus et des meubles sur la chaussée en scandant des slogans contre le Premier ministre indien et en demandant aux autorités une enquête sur les fusillades meurtrières des derniers jours.

La police a tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Un porte-parole de la police a affirmé que les manifestants avaient quitté l'autoroute.

Le quotidien Prothom Alo rapporte qu'au moins 15 personnes ont été blessées dans les affrontements à Narayanganj.

La visite du nationaliste indien Narendra Modi, arrivé dans la capitale vendredi à l'occasion de cet anniversaire, a été accueillie depuis plusieurs jours par des manifestants -également des étudiants et des militants de gauche- qui l'accusent d'exacerber le communautarisme en Inde.

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