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Un «bananagate» en Suisse: ces députés qui se font tout rembourser

À Berne, capitale fédérale de la Suisse, des élus ont pris l’habitude de se faire rembourser la moindre petite dépense. Comme des bretzels et des bananes. Avec plus de 24 000 euros de salaire par mois, forcément, ça fait jaser.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

L’affaire n’est pas sans rappeler la « ministre Toblerone ». Cette ex-ministre suédoise qui avait dû démissionner en 1995 pour avoir pris des largesses avec ses frais de mandats. Notamment pour s’acheter des barres chocolatées. En Suisse, d’où vient le Toblerone d’ailleurs, on parle ces jours-ci du « bananagate ».

Un petit pain à 95 centimes, une banane à 20 centimes... Les notes de frais du ministre en charge de la sécurité du canton de Berne suscitent pas mal de moqueries depuis quelques jours dans toute la Suisse. Le responsable de l’association du personnel du canton, interrogé par la RTS, estime que ce n’est pas digne d’un élu de la confédération : « Avec un revenu annuel brut de 280 000 francs pour un membre du gouvernement, je trouve cela très mesquin. Un simple employé de canton ne peut pas facturer de telles choses. »

Sauf que tout cela n’a rien d’illégal - pas plus que les nombreuses bouteilles de vin commandées par un autre élu pour des réceptions. Les autorités locales ont quand même décidé de fixer une somme minimum désormais pour se faire rembourser. Le plus simple en Suisse pour ne pas se faire embêter, c’est encore d’être élu au gouvernement fédéral. Depuis le 1er janvier, les sept ministres du gouvernement ont droit à un abonnement annuel pour les pistes de ski totalement pris en charge par le contribuable. Montant : plus de 4000 euros par élu. Soit à peu près 20 000 bananes.


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