« La banalité du mal » : Dupond-Moretti condamne les propos de Houellebecq à l'égard des musulmans

© Chang Martin/SIPA

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris avait annoncé, jeudi 29 décembre, avoir déposé plainte contre Michel Houellebecq pour « provocation à la haine contre les musulmans ». Dans un entretien croisé avec Michel Onfray, paru dans la revue Front populaire en novembre dernier, l'auteur des Particules élémentaires avançait que « le souhait de la population française de souche » n'était pas que les musulmans « s'assimilent », mais qu'ils « cessent de les voler et de les agresser, ou bien qu'ils s'en aillent ». Si, vendredi, le recteur Chems-Eddine Hafiz a indiqué retirer sa plainte, la polémique ne désenfle pas. Dimanche sur BFM Politique , le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti est revenu sur les propos controversés de l'écrivain auteur du best-seller Soumission. « C'est parce que l'action en justice est suspendue que je peux m'exprimer », a-t-il tenu à préciser d'entrée de jeu.

L'Union des mosquées de France a, elle, l'intention de porter plainte

Le garde des Sceaux a ensuite blâmé Michel Houellebecq pour ces déclarations : « Dire que les musulmans ne sont pas des Français comme les autres, c'est insupportable. Dire qu'ils sont des voleurs... Tout ça génère la haine, c'est contraire à toutes les valeurs qui sont les miennes. » Éric Dupond-Moretti a également déploré une banalisation de « ce type de propos ». « Il y a 15 ans, on serait tous monté en première ligne pour les dénoncer. On s'est habitué à ça. C'est ce qu'Hannah Arendt appelait la banalité du mal », a-t-il...


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