Un ballon détecte un séisme californien, une solution pour étudier l'intérieur de Vénus

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Une étude démontre l'efficacité de baromètres embarqués sur des ballons à haute altitude pour détecter des ondes sismiques. L'objectif à terme est de déployer de tels dispositifs dans l'atmosphère de Vénus pour étudier ses structures internes, à ce jour totalement inconnues.

Comment sonder les tréfonds de la planète Vénus, lorsque règnent à sa surface des températures d’environ 470 °C, suffisantes pour faire fondre le plomb, et des pressions 90 fois supérieures à celle de la Terre qui réduiraient en crêpe un sous-marin ? Le plus résistant des atterrisseurs russes, qui a rejoint le sol de notre voisine dans les années 1970, Venera 12, émettra un peu moins de deux heures, le record à ce jour ! Par conséquent, la structure intérieure de Vénus demeure inconnue.

"L'énergie sismique sur Vénus, comme sur Terre, peut être transmise dans l'atmosphère"

Puisque la surface vénusienne est impraticable pour les instruments sismologiques actuels, des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa et de Caltech envisagent d’utiliser des ballons postés dans sa haute atmosphère, là où les conditions sont bien plus clémentes. Pour eux, "l'énergie sismique sur Vénus, comme sur Terre, peut être transmise dans l'atmosphère par couplage mécanique et se propager sous forme de sons à basse fréquence (infrasons)", précisent-ils dans leur article paru le 20 mai 2021 dans la revue Geophysical Research Letters. Les ondes sonores produites par les ondes sismiques peuvent ainsi transmettre des informations quant à la structure du sous-sol à l'atmosphère

Mais la détection de tremblements de terre depuis des aérostats n'avait jusque-là jamais été démontrée. C’est chose faite, comme le met en évidence cette nouvelle étude. Du 4 au 6 juillet 2019, de puissants tremblements de terre ont secoué la région de Ridgecrest, une ville de Californie, aux États-Unis. Plus de 10.000 répliques se sont succédé au cours des six semaines suivantes. Les chercheurs américains ont saisi l’occasion pour faire voler des micro-baromètres attachés à deux ballons volant à haute altitude au-dessus de la région. Lorsqu'ils sont chauffés par le Soleil, ces ballons "héliotropes" montent jusqu’à 18 à 24 kilomètres d’altitude et retournent au sol au crépuscule. Lorsque les ballons dérivaient, l[...]

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