Quand Balkany parle de Balkany

LExpress.fr
Jugé depuis le 13 mai pour fraude fiscale par le tribunal correctionnel de Paris, Patrick Balkany a longuement évoqué son parcours et sa personnalité.

Ce mercredi 15 mai, devant le tribunal correctionnel de Paris, Patrick Balkany, 70 ans, tient la vedette de l'acte 1 de ce procès, celui consacré à la fraude fiscale, avant l'acte 2, dédié au blanchiment, à la prise illégale d'intérêts et à la corruption, qui doit débuter la semaine prochaine. Ce rôle sied bien mieux au maire de Levallois que celui de témoin muet auquel il était jusque-là cantonné. 

Après s'être longuement expliqué sur son patrimoine immobilier -son moulin normand, la villa de Saint-Martin, mais pas le riad de Marrakech puisque, assure-t-il, il n'en est "absolument pas propriétaire", Patrick Balkany répond à l'interrogatoire de personnalité mené par le président de l'audience, Benjamin Blanchet. De sa voix de stentor éraflée par la cigarette, il déroule sans se faire prier le fil de sa vie. Sa brève carrière d'artiste, quelques petits rôles au cinéma et à la télévision entre 17 et 18 ans. Son travail dans le magasin de prêt-à-porter de luxe fondé par son père. Ses mandats d'élu, conseiller général, député et maire. 

"Maire, le plus beau métier du monde"

Maire, surtout: "le plus beau métier du monde, tous les jours on aide des gens, on les sort de la mouise." Un job taillé pour celui qui se présente comme "avenant, généreux, travailleur, à l'écoute des autres, un peu maniaque pour sa ville." Très à l'aise à la barre, tour à tour sérieux, ému ou cabotin, il se dit "très fier d'avoir fait une belle ville où les gens vivent bien." Les Levalloisiens ne s'y trompent pas: malgré les méchancetés déversées par les médias sur leur premier édile, ils lui envoient des messages de soutiens par "milliers". 

Patrick Balkany évoque sa famille. Gisèle, sa mère, "une sainte". Gyula, son père, son héros, qui pliait soigneusement son pyjama sous sa paillasse d'Auschwitz. Ce père multimédaillé qui hurlait, toutes les nuits, dans ses cauchemars. Ce père qui lui a donné "le goût du travail bien fait". Ses grands-parents maternels venus d'Ukraine et de Lettonie qui parlaient yidd...Lire la suite sur L'Express.fr

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