Balkany, choqué d'être traité "comme un pestiféré", demande la liberté

Patrick Balkany est incarcéré depuis le 13 septembre, date de sa première condamnation, à quatre ans de prison, pour fraude fiscale.

Le plus dur, c'est "d'être considéré comme un pestiféré" alors qu'il a toujours "rendu service": très amaigri après deux mois et demi de détention, le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany a retrouvé lundi toute son énergie pour demander sa mise en liberté.

"Aujourd'hui, je crois qu'on me fait un mauvais procès, monsieur le président", lance l'élu de 71 ans à la cour qui a déjà refusé de lui rendre la liberté avant son procès en appel pour blanchiment de fraude fiscale. "J'ai été 25 ans député de la République, cela fait 37 ans que je suis maire. J'ai passé toute ma vie à rendre service à ceux qui en avaient le plus besoin. Alors, on veut faire honte à un élu de la République sous prétexte qu'il aurait fraudé!", s'emporte-t-il. Puis il ajoute, "je n'ai jamais détourné un centime".

Mi-novembre, la cour d'appel avait rejeté une première demande de mise en liberté de Patrick Balkany, liée à sa condamnation à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec incarcération immédiate le 18 octobre, notamment au motif d'éviter une "concertation entre les mis en cause" dans cette affaire impliquant des proches de l'édile et un milliardaire saoudien.

Patrick Balkany est incarcéré depuis le 13 septembre, date de sa première condamnation, à quatre ans de prison, pour fraude fiscale. Son épouse et première adjointe Isabelle a été également condamnée dans ces affaires, à trois ans de prison pour fraude puis à quatre ans pour blanchiment, mais sans mandat de dépôt eu égard à sa santé fragile.

Pour la défense de l'ancien baron des Hauts-de-Seine, l'exercice est délicat. Son nouvel avocat, Romain Dieudonné, a hérité des recours déposés par l'équipe précédente emmenée par le tonitruant Eric Dupond-Moretti. Le style est différent(...)


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