#BalanceTonTikTokeur : Marlène Schiappa exige du réseau des mesures drastiques pour protéger les utilisatrices

Ségolène Forgar

Pour dénoncer le harcèlement et la violence des influenceurs sur TikTok, le réseau social favori des ados, une internaute a lancé un hashtag intitulé #BalanceTonTikTokeur. Interpellée par ce mouvement, la secrétaire d’État a rencontré les dirigeants de TikTok France ce lundi pour leur réclamer des mesures drastiques.

TikTok, c'est le réseau social qui a conquis les ados de la planète. On y consulte et enregistre des courtes séquences, pas plus d'une minute, qui passent en boucle. Venue tout droit de Chine, l'application a su tirer son épingle du jeu pendant le confinement, et dépasse aujourd'hui les deux milliards de téléchargements. Mais, depuis deux jours, de nombreuses utilisatrices racontent le harcèlement sexuel dont elles ont fait l'objet, derrière le hashtag #BalanceTonTikTokeur.

Tout est parti du message d'une internaute mercredi 17 juin, aux alentours de 18 heures. "Venez on lance le #BalancetonTikTokeur pour dénoncer les "TDC" de ce réseau qui profitent de leurs abonnés pour demander des nudes alors qu'elles sont mineures", a tweeté la jeune femme. L'appel trouve un écho en à peine quelques heures. Jeudi matin, le hashtag #BalancetonTikTokeur enregistrait ainsi plus de 20.000 occurrences.

À plusieurs reprises, l'initiatrice du mouvement a incité celles qui témoignaient à poster des captures d'écran en guise de "preuves". "J'ai eu l'idée de créer le hashtag pour encourager les autres à dire la vérité et à avoir enfin une bonne occasion de sortir des screens (captures d'écran, NDLR) de tiktokeurs qui demandent des nudes à leurs abonnés alors qu'ils savent qu'ils en demandent à des "meufs" de 13 ans, explique la jeune femme dans une série de tweets. Le but, c'est de démontrer et de dénoncer pour montrer la vérité aux gens." Dans la foulée, des jeunes femmes n'ont pas hésité à poster des captures (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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