#Balancetonbar: une enquête ouverte par la procureure de Paris

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Après les témoignages de #Balancetonbar, la procureure de Paris ouvre une enquête (Photo by MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images) (Photo: MARTIN BUREAU via Getty Images)
Après les témoignages de #Balancetonbar, la procureure de Paris ouvre une enquête (Photo by MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images) (Photo: MARTIN BUREAU via Getty Images)

VIOLENCES - Un mouvement né en Belgique et qui trouve un écho en France. Alors que le hashtag #Balancetonbar a été lancé à Bruxelles il y a quelques semaines, les témoignages s’accumulent sur les réseaux sociaux. De ce côté-ci de la frontière, le mot dièse a également pris son essor, à tel point que la nouvelle procureure de Paris, Laure Beccuau, a décidé d’ouvrir une enquête.

“Balance ton bar” est un mouvement invitant à l’ouverture de la parole sur les établissements où plusieurs personnes ont été droguées à leur insu au GHB, aussi appelée “drogue du violeur”, avant d’être victimes d’agressions ou de viols.

Analyses toxicologiques des plaignantes

“Un certain nombre de plaintes ont été reçues au parquet, a annoncé Laure Beccuau sur RTL ce mercredi 17 novembre. Nous avons à l’heure actuelle neuf plaintes”. Ces dernières se concentrent toutes dans le quartier Pigalle à Paris, selon le média.

“Nous avons démarré ces enquêtes depuis le 8 novembre, donc c’est vraiment tout récent. Ce que nous sommes en train d’accomplir ce sont toutes les analyses toxicologiques des plaignantes afin de savoir si elles ont été bien victimes de ce que l’on appelle l’administration de substances de façon non consentie. Ce qui fait que les auteurs peuvent encourir des peines tout à fait importantes”.

L’enquête est, pour le moment, “confiée aux commissariats de police compétents. Mais il n’est pas exclu que les services de police judiciaire, si le phénomène se développe, soient saisis rapidement”, souligne Laure Beccuau.

Cette dernière souhaite aussi “dire aussi à ces jeunes femmes qui fréquentent ces établissements festifs, les bars: ‘méfiez-vous de ces substances qu’on peut introduire à votre insu dans vos verres’”.

À 61 ans, Laure Beccuau, en place depuis un mois, est la première femme à prendre la tête du parquet de Paris, un des postes les plus sensibles de la magistrature. Elle était depuis 2016 procureure de Créteil.

“Vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement”

Les militantes à l’origine du hashtag ont interpellé dans un courrier début novembre les 19 bourgmestres de la région de Bruxelles. Elles ont ainsi demandé le soutien du monde judiciaire et du milieu de la nuit pour lutter contre ce qu’elles présentent comme des “violences sexuelles systémiques” dans les bars et clubs de la capitale belge.

“Nous exigeons de vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement et en tous lieux. Nous voulons un changement radical et immédiat, car ce fléau sévit depuis de trop nombreux siècles et nous ne pouvons plus le tolérer”, écrit dans cette lettre le collectif baptisé “Union féministe inclusive et autogérée” (Ufia), mêlant associations et activistes défendant les femmes et les minorités de genres (LGBTQIA+).

À voir également sur Le HuffPost: Écarter les candidats auteurs de violences sexuelles? La base, pour ces manifestantes

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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