Baisse des salaires : "Il faut éviter qu'on aille dans cette spirale low cost" sinon on risque une "spirale déflationniste qui serait bien pire", estime un économiste

franceinfo

Les partenaires sociaux sont réunis à l'Élysée jeudi 4 juin après-midi avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe pour discuter de solutions pour préserver l'emploi, durement touché par la récession liée à l'épidémie de coronavirus. Philippe Askenazy, économiste du travail, chercheur au CNRS, a estimé sur franceinfo que le dispositif de chômage partiel devait être maintenu. "Vu l'ampleur de la récession que l'on connaît aujourd'hui, les très grandes incertitudes, c'est le premier levier que doivent utiliser l'État et les entreprises", a-t-il déclaré. Il s'est également montré méfiant envers une baisse des salaires que pourraient imposer certaines entreprises en échange d'un maintien de l'emploi, pointant un risque de "déflation" : "Il faut éviter qu'on aille dans cette spirale low cost qui risque d'être extrêmement délétère."

franceinfo : Le chômage partiel est un dispositif absolument nécessaire pour amortir le choc ?

Philippe Askenazy : Oui, certainement. Et ce n'est pas qu'un choix particulier de la France. La France est même, d'une certaine manière, suiviste, puisque cela faisait partie du succès de la politique allemande lors de la récession de 2009 et qui est aujourd'hui mis en œuvre dans beaucoup de pays européens. Et dès à présent, l'Allemagne a prolongé le (...)

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