Baisse de salaire pour le PDG de Goldman Sachs après un scandale de corruption

·2 min de lecture

David Salomon, le PDG de la banque américaine Goldman Sachs, voit son salaire baisser de 10 millions de dollars. Cela fait suite à l'implication de la banque Goldman Sachs dans le scandale de corruption du fonds souverain, le 1Malaysia Development Berhad (1MDB).

Au lieu des 27,5 millions de dollars perçus en 2019, David Solomon va donc devoir se contenter de 17,5 millions. Le directeur des opérations John Waldron et le directeur financier Stephen Scherr recevront respectivement 18,5 et 15,5 millions.

Les baisses de salaires des dirigeants de Goldman Sachs correspondent aux sanctions décidées par le conseil d'administration de la banque. Elles font suite à l'enquête de l'autorité des marchés qui a découvert que Goldman Sachs a aidé le fonds public malaisien à lever de l'argent, via des transactions suspectes. Éclaboussée par le scandale, une filiale malaisienne de la banque a plaidé coupable et accepté de payer près de 3 milliards de dollars pour clore l'enquête.

Plusieurs milliards de dollars détournés

Au cœur du scandale, le film Le loup de Wall Street interprété par Leonardo DiCaprio, qui raconte la vie d'un jeune trader escroc. Réalisé par Martin Scorsese, le film a été financé à hauteur de 100 millions de dollars par de l'argent détourné par le biais du fonds souverain malaisien censé contribuer au développement économique de la Malaisie.

Le film de Martin Scorsese est l'arbre qui cache la forêt. Grâce à des montages complexes dans des paradis fiscaux plusieurs milliards de dollars ont ainsi été détournés au profit de responsables gouvernementaux malaisiens et de leurs proches. Parmi eux, Riza Aziz, fondateur du studio de cinéma hollywoodien Red Granite, le même qui a produit Le loup de Wall Street, il est le beau-fils du Premier ministre malaisien Najib Razak. Reconnu coupable de corruption, il a été condamné à 12 ans de prison et à une amende de 49 millions de dollars.

►À écouter aussi : Éco d'ici éco d'ailleurs - L’argent sale de l’économie mondiale