La baisse du chômage expliquée en quatre graphiques

La baisse du chômage expliquée en quatre graphiques (Photo d’illustration : dans une agence Pôle Emploi de Bordeaux, en février 2022).
PHILIPPE LOPEZ / AFP La baisse du chômage expliquée en quatre graphiques (Photo d’illustration : dans une agence Pôle Emploi de Bordeaux, en février 2022).

TRAVAIL - L’archive a beaucoup circulé parmi les opposants à la réforme des retraites. Nous sommes en avril 2019 et Emmanuel Macron fait le bilan du Grand débat national qu’il a lancé après la crise des gilets jaunes. Depuis l’Élysée, le président de la République parle déjà âge légal.

« Quand on est soi-même en difficulté, qu’on a une carrière fracturée, bon courage déjà pour arriver à 62 ans. C’est ça la réalité de notre pays. On va vous dire “il faut maintenant aller à 64 ans”. Vous ne savez déjà plus comment faire après 55 ans, les gens vous disent “les emplois, c’est plus bon pour vous”. C’est ça la réalité, c’est le combat qu’on mène, on doit d’abord gagner ce combat avant d’aller expliquer aux gens “mes bons amis, travaillez plus longtemps !”. C’est le délai légal, ça serait hypocrite », explique alors le chef de l’État.

Quelques secondes plus tôt, il avait prononcé une autre phrase. « Tant qu’on n’a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement ça serait assez hypocrite de décaler l’âge légal », avait-il déclaré.

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À l’époque, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi s’élevait à 6 570 100. Pour la majorité, la situation s’est aujourd’hui suffisamment améliorée qu’il est possible — sans renier la parole présidentielle — de décaler l’âge légal.

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C’est ce que confirment les données publiées ce mercredi 25 janvier par le ministère du Travail. Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, le nombre de personnes sans aucune activité (on parle de la catégorie A à Pôle emploi) a diminué de 3,6 % au quatrième trimestre 2022 pour atteindre 3,05 millions. Il s’agit du plus faible niveau depuis 2011. Sur un an, la baisse est de 9,3 %, soit 312 100 personnes en moins.

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Cette nette embellie sur le front de l’emploi doit cependant être (un petit peu) nuancée si l’on regarde l’ensemble des données de Pôle emploi. La baisse est en effet moins nette (-5,1 %) si l’on inclut les personnes en activité partielle (les catégories B et C de Pôle emploi). Ces catégories ont vu une hausse d’environ 20 000 personnes. Par conséquent, on est encore loin du niveau d’il y a dix ans.

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On peut noter également une différence en ce qui concerne l’âge des demandeurs d’emploi. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont mis l’accent sur l’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi. Résultat, en dépit d’une petite remontée sur 2022, il n’y a jamais eu aussi peu de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi. A contrario, et cela tombe mal pour le gouvernement pour défendre sa réforme des retraites, l’effort n’est pas encore accompli pour ce qui est de l’emploi des seniors. Si le nombre des plus de 50 ans inscrits en catégorie A a nettement diminué depuis la crise Covid, il reste très loin de son niveau de 2012.

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Dernier point notable, la situation n’est pas uniforme sur le territoire français. Comme le montre la carte région par région, on enregistre sur un an des baisses plus faibles en Île-de-France, Bretagne et Paca qu’en Normandie ou en Pays de la Loire. La Guyane est la seule région où la situation ne s’est pas améliorée en 2022.

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