En baissant son taux, le gouvernement a-t-il signé la fin du livret A?

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Bruno Le Maire a annoncé une baisse à 0,5%. L'objectif : pousser les Français, investisseurs prudents, à se tourner vers des placements à plus long terme.

On l'ouvre parfois dès la naissance d'un enfant, 80% des ménages en possèdent un... Depuis plus de 200 ans le succès du livret A ne s'est jamais démenti auprès de Français qui préfèrent aux investissements osés, un produit d'épargne sans risques.  

Une popularité que le gouvernement aimerait, pourtant, bien voir s'effriter au profit de placements à plus long terme. Et pour tenter d'infléchir la tendance, Bruno Le Maire a annoncé le 15 janvier une baisse du taux du livret A à 0,5%, déjà passé en août 2015 de 1 à 0,75%. Il était "irresponsable et incohérent" de le garder à ce niveau, a commenté le ministre de l'Économie dans les colonnes du Parisien. 

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Pour un épargnant ayant un Livret A de 10 000 euros, la perte est de 25 euros sur un an (50 euros au lieu de 75 euros). S'il a atteint le plafond de 22 950 euros, la perte est de 57,375 euros (114,75 au lieu de 172,125 euros), précise le Cercle de l'Épargne. Un manque à gagner qui est certes minime, mais qui pourrait décourager les ménages d'y placer leur argent. Cette nouvelle baisse peut-elle sonner la fin du livret A? L'Express vous explique pourquoi ce produit d'épargne a encore de beaux jours devant lui.  

  • Une épargne historique et rassurante

C'est le plus présent en France. "Ce produit simple, connu de tous, est la porte d'entrée dans le monde de l'épargne pour de nombreux Français", analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Épargne. Et pour cause, il offre des avantages imbattables : sécurité du capital, liquidité, permettant d'y piocher de l'argent quand on le souhaite, pas d'impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux.  

Et si le livret n'existe que dans l'hexagone, les Français ne sont pas les seuls à privilégier la sécurité, à l'instar des Allemands, des Italiens ou encore des Autrichiens. À la différence des Américains, des Britanniques et des Néerlandais qui vont, eux, se tourner un peu plus vers le risque. Mais "dans tous les pays confrontés à une populat...Lire la suite sur L'Express.fr

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