"Baghdad Central" et "Le prix de la paix" : sur Arte, les affres de l’après-guerre

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En Irak ou en Suisse, en 2003 ou en 1945, redresser un pays, ça n’est pas de la tarte. C’est ce que nous disent ces deux séries bien différentes et étonnamment complémentaires, toutes deux disponibles sur Arte.

" Si vis pacem, para bellum " (" Si tu veux la paix, prépare la guerre "), comme disait l’autre. Ça n’est pas faux mais hautement réversible : si tu veux la guerre, il s’agirait aussi de préparer la paix. Le 20 mars 2003, George Bush claironne le début d’une offensive sur l'Irak pompeusement baptisée " Liberté irakienne ". Quarante-et-un jours plus tard, le farceur siffle la fin de la récréation sous la bannière " Mission accomplie ". Aveuglement ou pure bêtise ? Toujours est-il que ce que le Texan prend pour une fin n’est qu’un commencement : dix-huit ans après, il reste encore 2500 soldats américains sur place. Le 31 décembre 2020, des milliers de miliciens entraient dans la Zone verte de Bagdad pour attaquer l’ambassade US.C’est en partie au cœur de cette Green Zone que se déroule “Baghdad Central”. En octobre 2003, l'inspecteur Muhsin Kadr al-Khafaji accepte d’y enquêter, avec la police militaire d’oncle Sam, sur les meurtres de ressortissants occidentaux. Si Muhsin est prêt à passer pour un collabo, c’est surtout pour retrouver sa fille Sawsan, traductrice au service de la Coalition et mystérieusement disparue. Adaptée du roman éponyme (non traduit) d’Elliott Colla, cette production anglaise se balade quelque part entre le film Green Zone et “Homeland”,...

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