« Bad reprise » – Quand Richard Anthony se prend pour Ray Charles

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Richard Anthony répète à L'Olympia en 1963.
Richard Anthony répète à L'Olympia en 1963.

Les mauvaises langues l?appelaient le « copieur de titres » eu égard au nombre incroyable de reprises que contient sa discographie. Richard Anthony ne l?a pourtant jamais nié. Son idée, en épousant la carrière de chanteur à la fin des années 1950, était bien d?importer en France tous les hits qu?il écoutait la nuit à la radio depuis sa plus tendre enfance, lui, le gamin aux origines britannico-syriennes, né au Caire. Il faut croire en tout cas que l?appât de ce business florissant gommait chez lui toute peur du ridicule. Y compris celle de passer après le grand Ray Charles et l?un de ses plus gros standards de l?année 1961, « Hit the Road Jack ». Dans la bouche (et les sillons) de Richard Anthony, cela donnera « Fiche le camp, Jack » et si l?on ne peut reprocher à ce titre d?avoir su rester fidèle aux paroles originales, on est tout de même en droit de se demander ce qui a bien pu pousser le tout jeune rockeur de 23 ans à prendre un tel risque. Pour pondre, finalement, un morceau pas terrible-terrible. Alors, courage ou inconscience ?

« Wo mais dis donc / Mais dis donc qu?est-ce que tu me dis là / Vraiment je n?aime pas que tu parles comme ça / Ne me dis plus un mot /Où je pars au triple galop/ Bye bye. » C?est sur un rythme endiablé qu?un Richard Anthony, moitié amorphe, moitié blasé, petit pull jaune clair, pantalon parfaitement coupé, et brushing de premier communiant, répond aux choristes qui viennent le houspiller en hurlant : « Fiche le camp, Jack [...] Lire la suite

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