A La Baconnière, «la question de l’observation est importante»

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La maison d’édition suisse de l’auteure

Comment Kathleen Jamie est-elle arrivée à La Baconnière ? Par l’intermédiaire du jeune traducteur Ghislain Bareau, «Tour d’horizon était son projet d’école de traduction», explique Laurence Gudin, 37 ans, directrice de la maison d’édition suisse sise à Genève. La Baconnière venait de publier Un vagabond à l’étranger de Mark Twain (traduit par Thierry Gillybœuf), c’est ce qui a donné l’idée à Ghislain Bareau d’adresser là son travail. Laurence Gudin a trouvé remarquables les récits de Jamie, dont elle apprécie la position «d’observatrice, ni militante ni revendicatrice». Pour définir son catalogue, l’éditrice s’exprime dans les mêmes termes, précisant que «la question de l’observation est importante. Nous ne sommes pas une maison engagée, mais l’observation du monde nous intéresse, la plus vraie possible, sous toutes ses formes, y compris politiques». Et, à propos de formes, Laurence Gudin apprécie «les formes indéfinies», telles que sont certains journaux ou certains textes qui se situent entre littérature et philosophie, et tels que sont les proses autobiographiques de Kathleen Jamie, «ni romans ni essais». Depuis, elle a lu sa poésie, mais ne l’a pas encore rencontrée. Il se trouve qu’il existe à Lausanne un centre d’études anglo-américaines et que l’Ecossaise est «un de leurs auteurs phares». Elle viendra en Suisse en février rencontrer son éditrice et ses lecteurs.

Dans le catalogue de La Baconnière, on relève les noms de deux éditeurs, Samuel Brussell et Ibolya Virág. Le premier est un ami de longue date de Laurence Gudin, depuis l’époque d’Anatolia, qu’elle admirait. A cette enseigne, Samuel Brussell a publié Sergueï Dovlatov, dont La Baconnière reprend désormais la publication. Brussell accompagne les textes qu’il propose en écrivant lui-même, soit une préface, soit un livre (il a ainsi publié Halte sur le parcours en 2015 et Chez les Berbères et chez les Walser en 2017). Sa prochaine découverte, c’est Anita Pittoni, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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