Baccalauréat : une organisation lycéenne appelle au blocus pour l’annulation des épreuves

Par Alice Pairo-Vasseur
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« C’est mathématique : il manque à la plupart d’entre nous des acquis », fait valoir Mathieu Devlaminck, président de l'UNL.

L’UNL appelle à la mobilisation à partir de ce lundi. Son objectif : obtenir la validation du bac par contrôle continu, jugée « plus juste »

« Il est irréaliste de vouloir nous faire passer les épreuves dans des conditions normales quand l'année elle-même ne l'a pas été. On a l'impression de foncer dans le mur », souffle Mathieu Devlaminck, président de l'UNL (Union nationale des lycéens). Alors que ce lundi 3 mai marque la rentrée du secondaire ? en demi-jauge et après quatre semaines de fermeture ?, l'organisation lycéenne appelle les établissements de l'Hexagone à organiser des blocus tout au long de la semaine.

Son objectif : obtenir de l'exécutif que le baccalauréat soit entièrement validé, pour toutes les filières, via le contrôle continu (soit l'annulation des épreuves, au profit des notes obtenues dans l'année). En cause, un « retard dans les programmes » et une « impréparation » aux épreuves induits par la crise sanitaire. Mais aussi une « inégalité entre les établissements » du territoire, ces derniers n'ayant pas eu recours au distanciel dans les mêmes proportions.

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« On aurait aimé passer nos épreuves dans les conditions habituelles. Mais le programme n'a pas changé d'un iota alors que la majorité des élèves a suivi 50 % des cours en distanciel depuis novembre, et que des professeurs ont été absents sans être remplacés, argue Mathieu Devlaminck. C'est mathématique : il manque à la plupart d'entre nous des acquis. »

Obstination

Dès lors, « la seule réponse à la situation est le contrôle continu », s'obstine le jeune homme, tandis que l [...] Lire la suite

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