Baccalauréat: les conseils d'un spécialiste de l'art oratoire pour se préparer au grand oral

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L'avocat Bertrand Périer, spécialiste de l'art oratoire, était l'invité du Live Toussaint le 2 juin 2021 sur BFMTV. - BFMTV
L'avocat Bertrand Périer, spécialiste de l'art oratoire, était l'invité du Live Toussaint le 2 juin 2021 sur BFMTV. - BFMTV

Les lycéens et lycéennes de Terminale vont devoir se plier cette année à la première session du grand oral, une nouvelle épreuve du baccalauréat. Un exercice inédit au cours duquel les candidats devront s'exprimer pendant une vingtaine de minutes devant un jury composé de deux examinateurs.

Source d'inquiétudes pour beaucoup, cette épreuve est une "bonne idée", selon Bertrand Perier, avocat et auteur du Petit manuel pour grand oral.

"Cela rééquilibre les choses au sein du système scolaire qui été historiquement très centré sur l'écrit et la dissertation, or la compétence orale est aussi nécessaire dans la vie quotidienne", développe l'avocat qui rappelle qu'il s'agit là non pas d'une épreuve d'éloquence ou de théâtralité, "c'est simplement de s'exprimer clairement et de manière convaincante à l'oral".

Un langage verbal, et corporel

Bertrand Périer délivre plusieurs conseils sur notre antenne pour les candidats. Le premier porte sur l'importance du langage non-verbal et donc la posture corporelle: "il faut avoir une bonne attitude corporelle, se tenir droit, avoir des gestes adaptés, regarder son interlocuteur".

Deuxième conseil: la maîtrise de sa voix. "Il est important de contrôler son débit, la variation de l'intensité de la voix, de garder des silences aussi."

Enfin l'avocat rappelle la nécessité pour les candidats de tenir un message structuré, primordial pour les examinateurs: "il faut qu'on ait vraiment l'impression qu'on est guidé. C'est un peu comme un slalom, il y a un portillon de départ, une ligne d'arrivée et une structure qui fait que le jury est accompagné".

Faire de ses proches des "cobayes"

L'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation avertit cependant les lycéennes et lycéens, et leur conseille de ne surtout pas apprendre par cœur le sujet qu'ils soutiendront devant le jury: "il faut simplement avoir des points de passage obligés, des mots-clés..."

"Ne pas réciter quelque chose, parce que sinon cela se verra et ça ne sera pas naturel", explique Bertrand Périer, plaidant pour de multiples répétitions en amont de l'épreuve: et c'est là que quelqu'un vous dira s'il ne comprend pas, si ça n'est pas clair, cet argument ne lui convainc pas".

"Faîtes de vos amis et de votre famille des cobayes et c'est comme cela que ça se passera bien le jour J, parce que le jour J vous l'aurez fait 10-15 fois et donc ce sera beaucoup plus naturel", poursuit-il.

Une épreuve dont on est l'acteur

L'avocat rappelle enfin que la situation, aussi déstabilisante puisse-t-elle être pour les candidats, joue malgré tout en leur faveur.

"C'est une épreuve où on vous prend pour un adulte [...] Vous avez choisi votre sujet, vous êtes acteurs de votre épreuve, et vous savez plus sur ce sujet qu'au moins l'un des deux examinateurs", note Bertrand Périer.

Et que les candidats se rassurent: les examinateurs sont eux aussi des humains. "Si ça se passe mal dîtes-le, le jury n'est pas comme une hydre malfaisante et donc il vous aidera", assure enfin l'avocat.

Article original publié sur BFMTV.com

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