Baccalauréat 2022: l'examen va connaître de nouveaux changements

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Une surveillante dans une salle d'examen du baccalauréat en 2018 à Strasbourg (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Frédérick Florin-AFP

Pour les matières évaluées en contrôle continu, seuls certains devoirs seront comptabilisés. Et Jean-Michel Blanquer laisse cette responsabilité aux professeurs.

Les bacheliers doivent prendre en compte un énième changement pour la prochaine édition de l'examen. L'épreuve du baccalauréat, bouleversée à plusieurs reprises par Jean-Michel Blanquer depuis 2017, va connaître à nouveau des modifications, rapportent nos confrères du Parisien

Le bac "Blanquer" est constitué de 60% d'épreuves finales et de 40% de contrôle continu. Dans ce contrôle continu, les élèves étaient censés participer à des "évaluations communes", c'est-à-dire des contrôles organisés à la même période dans plusieurs lycées. Ces épreuves devaient représenter un tiers de la note finale de leur baccalauréat. 

Contrôle continu: toutes les notes ne comptent pas

Finalement, le ministère de l'Éducation a changé d'avis cet été et supprimé ces examens communs. Le contrôle continu classique devait être pris en compte à sa place et compter, donc, pour 40% de la note finale des bacheliers. 

Or, le ministère a encore opéré un changement et décidé que toutes les notes ne compteraient pas pour l'édition 2022. Tout d'abord, les contrôles dans les disciplines examinées à l'épreuve du bac (français, philosophie et spécialités) ne seront pas comptabilisés. 

"Un même enseignement ne peut être évalué de deux manières différentes: il relève soit d’une épreuve terminale, soit du contrôle continu", écrit le ministère de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Les professeurs choisiront les notes pour le bac

Plus surprenant encore, pour les matières évaluées en contrôle continu, seuls certains devoirs seront comptabilisés. Et Jean-Michel Blanquer laisse cette responsabilité aux professeurs. Ils choisiront eux-mêmes les examens retenus pour la note du baccalauréat ainsi que leurs coefficients. 

Les "élèves seront tenus au courant", tente de rassurer la direction générale de l'enseignement scolaire. À l'inverse, la porte-parole du Snes-FSU, principal syndicat du second degré Sophie Vénétitay s'inquiète de l'aggravation des "inégalités entre établissements, selon qu’ils soient huppés ou en zone prioritaire".  

Article original publié sur BFMTV.com

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