Bêtes de science : les bâillements des lions veulent dire quelque chose

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Bâiller, c’est contagieux. Enfin, si l’on accepte de piétiner légèrement la définition du mot « contagieux ». Parce que nous le savons, il n’est pas question ici de transmettre un virus ou un autre microbe. C’est la simple « réplication » d’un comportement qui se produit, en réalité, lorsque l’on bâille en réponse à un bâillement. Une réplication totalement involontaire, généralement stimulée par la vue, que les éthologues ont pu observer chez les Hommes. En cause, très probablement, les neurones miroirs.

Pourquoi le bâillement est-il contagieux ?

Mais les Hommes ne sont pas les seuls à avoir le plaisir de bâiller. Le bâillement est un comportement commun. Les animaux bâillent aussi. Les poules, les chimpanzés ou même les cobras. Les lions, également. Ces gros matous paresseux qui passent leur temps à se prélasser au soleil. Pendant que ces dames, les lionnes, élèvent les petits et partent à la chasse. Et, ce qui a surpris une équipe de chercheurs qui les observaient, c’est que, sur de courtes périodes de temps, les bâillements des lions peuvent être fréquents. Notamment lorsque les fauves sont détendus. Peut-on, pour eux aussi, parler de « réplication » ?

Le lion n’est pas si fainéant, il chasse aussi bien que la lionne

Les chercheurs ont longtemps pensé que la réplication du bâillement était l’apanage des Hommes. Une manifestation de notre empathie pour nos proches. Des émotions que nous partageons avec ceux que nous côtoyons. Mais des études ont déjà montré que le bâillement pouvait également se transmettre d’humain… à chien. Comme pour faciliter les interactions que nous pouvons avoir avec notre meilleur ami.

Pour revenir à la question de la possible « réplication » du bâillement entre félins, les chercheurs ont épié pendant plusieurs mois une vingtaine de lions dans une réserve privée d’Afrique du Sud, la réserve Makalali. Leur conclusion : un lion qui voit l’un de ses congénères bâiller est 139 fois plus susceptible de bâiller à son tour dans les trois minutes...

> Lire la suite sur Futura