A Béziers, des haut-parleurs rappellent la loi aux contrevenants

Robert Ménard, l'actuel maire de Béziers, s'est-il inspiré de 1984 de George Orwell, roman dans lequel les humains sont surveillés par écrans de télévision interposés ? Après les caméras de vidéosurveillance, la police municipale dispose depuis peu de nouveaux outils : douze haut-parleurs installés dans le centre-ville. Pour chaque infraction repérée sur une caméra, un agent déclenche un message pré-enregistré. Déjection canine pas ramassée, absence de masque... toutes les "petites infractions" sont susceptibles d'un rappel à la loi. Un premier avertissement "pédagogique" avant une verbalisation de 68 euros minimum en cas de non obtempération. Cette méthode est aussi un moyen de limiter l'envoi d'effectifs sur le terrain. Les policiers peuvent ainsi se concentrer sur des affaires plus importantes, estime Fabrice Cantèle, directeur de la police municipale.Les haut-parleurs permettent de régler un certain nombre de problèmes sans le déplacement de la police. Le directeur de la police municipale à franceinfoUne méthode contestée Cette méthode déjà utilisée en Europe, notamment en Angleterre, n'est pas forcément du goût de tous les Biterrois rencontrés. Se faire interpeller de la sorte est humiliant et manque d'humanité, trouvent certains riverains. Pas moins de 261 caméras de vidéosurveillance sont disséminées dans la ville. La municipalité compte en installer 140 de plus d'ici la fin de l'année, éventuellement accompagnées de nouveaux haut-parleurs.