Les bévues de Macron offrent un boulevard à Marine Le Pen pour 2022

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Chronologie d'une fin de mandat français vue par un Américain. Emmanuel Macron a souvent semblé invoquer la teneur et les stéréotypes des discours de Charles de Gaulle dans son allocution nationale télévisée du mercredi 31 mars. «Un an d'efforts pour tous. D'angoisse, de sacrifices. De fierté aussi et d'actes héroïques [...] où nous avons résisté et appris» a psalmodié le président français. Il est très vite devenu évident que l'invocation des mânes de de Gaulle était un calcul aiguillonné par le désespoir. La France, a annoncé Macron, allait être soumise à une série de mesures de santé publique au milieu d'une nouvelle vague de cas de coronavirus, notamment la fermeture des écoles pendant un mois et celle de tous les commerces non-essentiels. Il s'agit du troisième confinement national en France depuis le mois de mars 2020. Cette décision marque une année parsemée d'erreurs commises par Macron dans ses tentatives de maîtriser la pandémie. Elle pourrait également s'avérer être un virage, non seulement pour les perspectives de la présidence Macron, mais pour celles de la République française tout entière. Si ce dernier confinement devait échouer ou cafouiller, il se pourrait bien que l'année prochaine, le palais de l'Élysée ait pour occupante Madame la présidente Marine Le Pen. Tous les confinements sont tristes, mais chaque confinement est triste à sa façon. Inspiré par les mesures déjà prises en Chine, en mars de l'année dernière, l'objectif du premier confinement était: «Zéro Covid.» Particulièrement strict, il avait vu fermer les écoles, les bureaux, les restaurants, les commerces et les marchés, à l'exception de ceux considérés comme essentiels. Malgré des conséquences économiques et sociales cataclysmiques, la grande majorité des Français avaient soutenu ces mesures. Les récompenses... Lire la suite sur Slate.fr.