Du béton romain au béton armé: l'histoire surprenante d'un matériau de construction

© Olivier Favier / RFI

En un demi-siècle, le béton, symbole de modernité et de pérennité architecturale, a beaucoup perdu de son attrait. Sensible à l’érosion, souvent synonyme d’urbanisation impersonnelle, il est critiqué pour son impact écologique. De récentes découvertes sur le béton romain pourraient cependant renouveler notre intérêt à son égard.

Le terme de béton renvoie à différents matériaux composites dont le point commun est de mêler de la matière inerte, des graviers ou du sable par exemple, à un liant qui peut être aussi bien de l’argile que du bitume ou encore du ciment. Le résultat est une sorte de pierre artificielle qui prend forme dans un atelier ou peut être directement coulée dans un chantier.

Ainsi pisé et torchis sont des formes anciennes de béton. Les Égyptiens usaient déjà d’un mélange de chaux, d’argile, de sable et d’eau et fabriquaient du mortier – nom donné au béton dont la partie minérale est entièrement composée de sable. Une hypothèse aujourd’hui délaissée, développée à partir de la fin des années 1970, avançait même que les pyramides avaient été bâties à partir de blocs de béton réalisés sur le chantier. En remontant encore dans l’Histoire, on retrouve des mélanges à base d’argile en Mésopotamie, une association fragile dont on a gardé peu de traces.

Les Romains, inventeurs du béton moderne

Lorsqu’une fissure apparaît, le béton produit au contact de l’eau une solution saturée en calcium qui, en se changeant en carbonate de calcium, vient aussitôt combler le vide. Ainsi, même les ouvrages en bord de mer édifiés par les Romains ont résisté aux outrages du temps.

Quand le béton fascinait les architectes


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