Bénin – Wilfried Houngbedji : « L’impunité est en recul »

Propos recueillis par Viviane Forson
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Malgré les tensions qui émaillent la fin de la campagne électorale, le camp du pouvoir reste mobilisé quant aux objectifs qu'il s'est fixé pour remettre le Bénin sur les rails de la démocratie. 
Malgré les tensions qui émaillent la fin de la campagne électorale, le camp du pouvoir reste mobilisé quant aux objectifs qu'il s'est fixé pour remettre le Bénin sur les rails de la démocratie.

Les Béninois sont appelés aux urnes dimanche 11 avril pour élire leur président alors que le centre et le nord du pays sont paralysés par des manifestants qui dénoncent la confiscation de l'élection par le président sortant Patrice Talon. Face à l'ancien magnat du coton arrivé au pouvoir en 2016, deux candidats, les anciens députés Alassane Soumanou et Corentin Kohoué, sont dans la course pour conquérir le Palais de la Marina de Cotonou. Tous deux sont taxés de « candidats fantoches » par de nombreux opposants béninois. Et pour cause, les grandes figures de l'opposition, Sébastien Ajavon, Lionel Zinsou ou encore Léhady Soglo sont en exil ou condamnées à des peines d'inéligibilité. Les autres ont vu leur candidature recalée par la commission électorale, car ne disposant pas d'un nombre suffisant de parrainages. Après cinq ans à la tête du pays, Patrice Talon peut se targuer d'un très bon bilan économique : finances publiques assainies, climat des affaires amélioré, production de coton, une des principales ressources du pays, en forte augmentation, petite corruption quasiment éradiquée. À quelques heures de la fin de la campagne électorale et alors que la tension était montée d'un cran cette semaine, le directeur de communication de la présidence béninoise, et porte-parole du président-candidat a répondu aux questions du Point Afrique.

Le Point Afrique : Le Bénin vit une dernière semaine de campagne électorale pour le moins tendue. Quelle est votre analyse de [...] Lire la suite