Bénin: l’opposant Ganiou Soglo revient sur l’attaque à main armée dont il a été victime

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Ganiou Soglo s'est exprimé à la radio et à la télévision. Le candidat qui a déposé un dossier pour la présidentielle du mois d'avril revient sur l'embuscade qui a failli lui coûter la vie à la sortie de Cotonou, dans la nuit du vendredi au samedi 6 février.

Ganiou Soglo a raconté ce 8 février sur l'antenne d'une radio béninoise, Frissons radio, comment, sur une piste qu'il prend régulièrement près de son domicile, son chauffeur a freiné à la vue d'un tronc d'arbre. C'est au moment de le contourner que les tirs ont retenti, les vitres ont explosé. Son chauffeur lui a sauvé la vie en accélérant.

Dimanche soir, sur TV5 Monde, Ganiou Soglo se disait fatigué, mais heureux d'être en vie : « J’ai une balle dans le thorax, proche de mon cœur, donc je ne peux pas dire que je suis en pleine forme. Je n’ai rien vu. J’ai juste entendu les vitres exploser et à un moment donné, j’ai réalisé que j’étais touché. Quand on est attaqué, cela se passe en une fraction de seconde et vous n’avez pas le temps de réaliser. »

Les principaux leaders de l'opposition se sont relayés à son chevet ce week-end. Ganiou Soglo n'a pas souhaité faire de commentaire. « Je ne veux indexer personne », a-t-il dit, qualifiant tout de même le climat pré-électoral actuel de « clivant ».

Vers une évacuation médiale ?

En tout cas, il a souligné qu'il était hors de question de se retirer de la course au palais de la Marina : « Je compte aller jusqu’au bout. Je vais aller me soigner. S’il plaît à dieu, aux mains de nos ancêtres, je vais rentrer très rapidement pour continuer à battre campagne car, dans tous les cas, même si la Céni ne retient pas ma candidature, je serai candidat. »

Sa candidature devrait être repoussée puisque Ganiou Soglo a rendu un dossier sans colistier et sans parrainage. Il doit passer une IRM en vue d'une évacuation et d'une opération pour extraire cette balle logée dans sa poitrine.

La police et le procureur d’Abomey-Calavi ont assuré que l'enquête avait débuté et que toutes les hypothèses étaient étudiées. Ce lundi après-midi, le président Patrice Talon doit lui rendre visite.