«Bébés sans bras»: ouverture d’une enquête préliminaire

Nouvelle étape dans l'affaire dite « des bébés sans bras » : le pôle santé publique du parquet de Marseille, dans le sud-est de la France, a ouvert mercredi 13 novembre une enquête préliminaire pour « mise en danger de la vie d'autrui et blessures involontaires avec incapacité supérieure à trois mois » après une plainte déposée par une famille.

La procédure fait suite à une plainte déposée cet été par les parents d'un enfant né avec une malformation du bras et habitant le département de l'Ain.

Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) ainsi qu'à la section de recherche de la gendarmerie de Lyon.

Pour la famille, l’objectif de cette procédure est de mettre à jour les causes de l'agénésie transverse du membre supérieur dont souffre leur petit garçon né en 2009. Une malformation qui se caractérise par l'absence de formation d'une main, d'un avant-bras ou d'un bras au cours du développement de l'embryon.

Un phénomène observé sur de nombreux autres cas nés entre 2009 et 2014 et regroupés dans les départements de l’Ain, du Morbihan et de la Loire atlantique.

La plainte des parents fait suite à la décision d'un comité d'experts scientifiques de ne pas poursuivre les investigations sur les cas d'enfants nés avec cette malformation dans l'Ain pour « absence d'excès de cas ». Le comité avait également conclu que la probabilité de trouver une cause était « infime ».

De son côté, Emmanuelle Amar, la responsable du registre des malformations en Rhône-Alpes, qui avait donné l'alerte dans l'Ain, continue de privilégier l'hypothèse d'une pollution par des pesticides ou des rejets toxiques.

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